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L’original de l’article "Evidence that reveals the dangers lurking in a pinta " fut publié dans le journal Daily Mail, le 27 mai 2000 - Il fait suite à l’article : "Guérir le cancer du sein en éliminant les produits laitiers"
Traduction par Claude Simon
Le professeur Jane Plant est convaincue que les produits laitiers peuvent provoquer des cancers à cause de la composition chimique complexe du lait. Tous les laits, humains ou d’autres mammifères, transportent des centaines de composants chimiques.
Le lait est une solution biochimique puissante spécifiquement conçue pour convenir aux besoins des jeunes de la même espèce. Pr. Plant : " Il ne faut pas croire que le lait de vache n’est pas bon. C’est un aliment merveilleux - pour les bébés vaches. Il est très différent du lait humain d’un point de vue nutritionnel. Il contient trois fois plus de protéines et beaucoup plus de calcium.
Le lait du sein, comme le lait de vache, contient des éléments chimiques conçus pour jouer un rôle important dans le développement des petits. C’est le cas du facteur de croissance insuline, ou IGF-1, qui provoque la division et la reproduction des cellules.
IGF-1 est biologiquement actif chez les humains, surtout pendant la puberté en période de croissance rapide. Il stimule la croissance des seins chez les jeunes filles. Pendant la grossesse, il est à nouveau à un haut niveau, accompagné par l’action des hormones prolactine et œstrogène, favorisant l’élasticité des tissus des seins et stimulant la production de cellules lactifères pour préparer l’allaitement.
Bien que la concentration et les sécrétions de ces hormones dans le sang soient faibles, elles exercent une influence très puissante sur le corps. Toutes ces hormones sont présentes dans le lait de vache. IGF-1 est identique dans le lait humain et dans le lait de vache, mais à des concentrations beaucoup plus importantes dans le lait de vache. On le trouve aussi dans la viande de vaches laitières (d’où provient la majeure partie du " bœuf " vendu aux consommateurs - n.d.t.).
On pense maintenant que cette forte concentration de IGF-1 chez les humains constitue un facteur de risque de cancer du sein et de la prostate. En 1998 une étude chez des femmes en pré-ménopause a révélé que celles qui avaient un haut niveau de IGF-1 dans le sang couraient trois fois plus de risque de contracter un cancer du sein que celles qui avaient un niveau bas. Chez les femmes de moins de 50 ans, le risque était multiplié par sept !
D’autres études ont montré que de hauts niveaux de IGF-1 dans le sang chez un homme est un indicateur fiable d’un cancer de la prostate. Il est intéressant de remarquer que les récents efforts pour augmenter la production de lait, augmente en même temps le niveau de IGF-1 chez la vache. Est-ce que l’IGF-1 du lait et de la viande de vache peut s’accumuler chez les humains pendant des années et provoquer la division aberrante des cellules ? Bien que nous produisions notre propre IGF-1, les surplus que nous ingérons avec les produits laitiers pourraient-ils provoquer des cancers ?
Jane Plant savait déjà que le médicament Tamoxifen, utilisé dans le traitement des cancers du sein doit son efficacité au fait qu’il abaisse le niveau d’IGF-1 dans le sang.
IGF-1 n’est pas détruit par la pasteurisation, mais les critiques prétendent qu’il est détruit par la digestion et désactivé. Jane croit que la protéine principale du lait, la caséine, empêche cette désactivation, et que l’homogénéisation, qui empêche le lait de se séparer de la crème, pourrait accroître le risque de niveaux élevé dans le sang d’hormones et autres éléments chimiques qui favorisent le développement de cancers. Elle pense aussi qu’il existe d’autres éléments dans le lait de vache responsables d’envoyer des messages confus aux cellules humaines adultes. La prolactine, qui stimule la production de lait chez la vache, pourrait avoir un effet similaire sur les cellules du sein, et déclencherait le même type de mécanisme chez la femme : les cellules seraient alors embrouillées et stressées, et feraient des erreurs en dupliquant leur propre ADN. De fait, plusieurs études ont confirmé que la prolactine favorise la croissance in vitro de cellules prostatiques cancéreuses.
Une autre hormone, l’œstrogène, considérée comme un des principaux facteurs de risque du cancer du sein, est présent dans le lait en petites quantités. Mais même de très petites quantités d’hormones sont capables de provoquer de sévères dégâts biologiques. Des quantités microscopiques d’œstrogène dans nos rivières sont suffisamment puissantes pour que les poissons mâles changent de sexe. Même si l’œstrogène dans le lait ne constituait pas une menace directe aux cellules, il peut tout à fait stimuler l’expression de l’IGF-1 qui, à la longue, provoquera l’apparition d’une tumeur.
Jane Plant a rencontré de plus en plus de soutien pour ses théories parmi les cancérologues. Elle souligne qu’elle ne s’attaque pas aux approches plus traditionnelles. Elle souhaite que son programme diététique complémente, et non remplace, les meilleures thérapeutiques de la médecine conventionnelle.
Claude SIMON
PhD, Nutritionniste, Praticien Shiatsu
http://www.energyharmony.org/franca...
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