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"En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur." Gandhi
Dans le cadre d’un reportage sur le végétarisme, l’émission "Le journal de la santé" du 11 mai 2006, a filmé la vie d’une famille végétarienne dans son quotidien.
Cette famille fut chaudement recommandée par l’association végétarienne française pour représenter la famille végétaRienne " modèle " : bobo urbaine [1] et milieu socioprofessionnel favorisé [2]. Comme les végétariens français sont majoritairement citadins et issus d’un milieu aisé et intellectuel, cette famille symbolise plutôt bien qui sont - en général - les végétariens français.
Là où le bât blesse est le ton hautain et méprisant du monsieur végétarien à l’égard de ceux qu’il appelle des "charognards", parce qu’ils mangent de la viande.
Il existe une vilaine habitude encrée chez certains végétariens "protecteurs" des animaux : insulter et stigmatiser l’Autre. Les femmes qui portent de la fourrure sont appelées des "pétasses" [3]. Les gens qui mangent de la viande sont nommés des "charognards", quand ils ne sont pas traités de "racistes" ou de "bidochons" [4].
Quel est donc ce complexe de supériorité qui frappe les végétariens " respectueux des animaux " ? Vivre dans sa tour d’ivoire, entre bien-pensants et oublier très vite que tous les végétariens ont mangé de la viande - avant de supprimer la chair animale de leur alimentation - certains d’entre eux portaient de la fourrure, la plupart porte toujours du cuir.
La pierre, jetée aux "charognards", revient comme un boomerang
Le monsieur du reportage déclare être végétarien : "par respect de la vie animale" , "la viande, c’est de la charogne", puis ajoute manger "des œufs et des produits laitiers". Ce monsieur est bien désinvolte à l’égard du sort des poules pondeuses et des vaches laitières qui finissent également en "charogne", sur l’étal de la boucherie qu’il a visitée avec tellement de dédain - pour prouver, à l’équipe de tournage, qu’on ne lui reprendra plus à manger du steak.
Et que penser du sofa en cuir vert très chic qu’il arbore dans sa salle de séjour ? Un animal a été tué et dépecé pour satisfaire les goûts snobs du monsieur végétarien. La preuve est l’odeur forte que dégage le cuir : une odeur de... charogne animale qui ne semble pas déranger le moins du monde la petite famille, pourtant végétarienne depuis plus de 5 ans et qui aurait eu le temps (et les moyens financiers) de remplacer le fauteuil délictueux, si elle avait voulu. Rappelons que l’industrie du cuir est intrinsèquement liée à l’industrie de la viande et ses dérivés. Le commerce du cuir est une industrie très lucrative qui subventionne copieusement les éleveurs et les abattoirs.
Le témoignage de ce monsieur végétarien qui déclare consommer des produits laitiers et des œufs "pour éviter les carences", nous prouve également que ce sont les végétariens, les plus grands réfractaires à l’arrêt de la consommation de produits laitiers et d’œufs, autant que les "protecteurs des animaux" puissent l’être avec l’exploitation animale dont ils sont les plus grands bénéficiaires. En fait, ceux qui sont les plus virulents à l’encontre des produits laitiers (et des œufs) sont bien souvent des nutritionnistes non-végétariens (voir la croisade du professeur Walter Willett contre les produits laitiers).
Végétarisme ou Alibi Santé
Sédentarité, pauvreté et malbouffe
On peut manger de la viande et avoir une alimentation équilibrée, tout est une question de QUANTITÉ. On peut être végétarien et avoir une alimentation "junk food" : burger de soja, frites, chips, coca et biscuits à gogo (Le monsieur du reportage nous montrait fièrement ses burgers et ses steaks de soja frits à la poêle et baignant dans l’huile).
L’ennemi de notre société n’est pas tant la viande que la sédentarité : Un individu qui mangera un peu de viande et fera de l’exercice sera en meilleure condition physique que le végétarien sédentaire qui se gave de frites.
Cependant, les problèmes de surpoids et d’obésité touchent principalement les personnes issues des couches les plus modestes de la société. Deux raisons à cela, le manque d’éducation nutritionnelle et le coût toujours plus élevé pour manger ÉQUILIBRÉ. Ceci explique en partie pourquoi les végétariens sont souvent plus minces (mais pas tous !) que ceux qui mangent de la viande : ils sont généralement issus des milieux favorisés intellectuellement et financièrement.
Aux USA, au cours des 2 dernières décennies, les prix des fruits et légumes frais ont augmenté de 140% tandis que ceux du sucre et des graisses augmentaient de 20% à 30%. En France, selon Pierre Combris de l’INRA, "on mange de plus en plus de pommes frites et de moins en moins de pommes tout court, car les calories grasses et sucrées n’ont jamais été aussi peu chères".
L’obésité menace 16% des ouvrières contre 4% des femmes cadres. Mais ce phénomène ne touche pas que les pays développés et concerne le Tiers-Monde. Des obésités massives apparaissent dans les tranches pauvres de la population du Brésil ...
C’est plutôt symptomatique de constater que la plus grande association végétarienne au monde, PeTA, encourage les gens à aller à McDonald’s et Burger King, parce que l’un aurait amélioré le "bien-être" de ses animaux et l’autre proposerait des "veggie burgers". Si ce n’est pas inciter les consommateurs à se goinfrer de malbouffe, ça !

- Des "militantes" de PeTA, en petite tenue, accueillent chaleureusement les clients de Burger King
Tandis que PeTA fait de la pub pour Burger King sur son site (pop-ups et affiches du Vg BK à télécharger) et devant leurs fast foods, cette association réalisa, au même moment (courant 2002), une campagne de stigmatisation des personnes obèses.

- Campagne PeTA qui stigmatise les obèses : Veg, mince et riche VS obèse forcément viandard et beauf
Accuser la viande de rendre obèse est très simpliste. La vaste majorité des personnes en surpoids le sont principalement à cause d’un problème de QUALITÉ NUTRITIONNELLE (la junk food coûte moins cher que les plats vegs fashion tofu et légumes frais vendus dans les magasins bios), souvent additionné à un niveau de stress élevé et une mésestime de soi.
Diabolisation de la viande et manipulation sectaire
Une secte apocalyptique végétarienne, basée en Allemagne mais séduisant de plus en plus d’adeptes français, s’est spécialisée dans la diabolisation de la viande avec son slogan simpliste "la viande rend malade". Le site de l’association végétarienne "PETA France" fait d’ailleurs de la pub pour leur livre de recettes de cuisine végétarienne.
Se méfier également des "études" qui soulignent qu’un végétarien aurait significativement moins de risque de cancers ou de maladies cardio-vasculaires qu’un consommateur de viande. Les études épidémiologiques coûtent cher, il n’existe pas de telles études à l’exemption d’une étude américaine qui a étudié une communauté religieuse : l’Eglise Adventiste du Septième Jour - Seventh-Day Adventist (Ce groupe religieux base son dogme sur le fait supposé que Jésus aurait été végétarien).
Cette étude est régulièrement citée par des associations de végétariens et les "nutritionnistes" de The American Dietetic Association. Cependant, il faut savoir que tout ce petit monde est de connivence : la SDADA (The Seventh-day Adventist Dietetic Association ) étant une filiale de l’ American Dietetic Association !
Cette étude est complètement biaisée, trop de sources qui en font référence sont de connivence et la population ciblée pose problème : lorsque l’on appartient à un groupe religieux, on suit un mode de vie très strict, pour ne pas dire hygiéniste (pas d’alcool, de tabac, etc.). Ce type de communauté sectaire n’est aucunement représentatif du mode de vie de l’ensemble de la population américaine.
Pour en savoir plus :
Les pauvres sont plus atteints par l’obésité
Les Françaises ne grossissent pas, quand elles sont riches
Burger King Uncowed
The fast-food chain considers less-cruel slaughter method for chickens, and PETA is lovin’ it.
The Seventh-day Adventist Dietetic Association
Végétarisme ou Alibi Compassion
Il y a bien plus de souffrance dans un verre de lait ou un œuf que dans de la viande de bœuf ou de poulet.
Une vache peut aujourd’hui produire entre 6.000 et 12.000 litres de lait par an ou 20-40 litres par jour ; c’est 10 fois plus que son ancêtre dans les années 50. La moyenne "naturelle" de production de lait d’une vache qui allaite son petit est de maximum 1.000 litres par an. C’est à l’âge d’environ 2 ans que commence le cercle infernal : insémination, mise bas, retrait du petit, insémination...car pour produire du lait, une vache comme une femme ou tout autre mammifère, doit d’abord avoir un petit.
Dans la nature, les poules pondent de 12 à 24 œufs par an, mais les poules pondeuses d’élevages en batteries ont été manipulées pour produire jusqu’à 300 œufs à l’année. Cette hyper production contre-nature a été obtenue par sélections génétiques mélangées au cocktail : médicaments, hormones et 23 heures par jour de lumière artificielle sur la tête. Les hangars à élevages en batteries peuvent entasser entre 30.000 et 60.000 poules. Les cages sont empilées les unes sur les autres et chaque poule doit partager sa minuscule cage de 45x50cm avec 4 autres comparses. La moyenne d’envergure des ailes d’une poule est de 76 cm, pourtant l’espace alloué à chacune d’elle correspond approximativement à la dimension d’une feuille de papier format A4 ; aucun battement d’aile n’y est permis.
Pour les végétariens qui consommeraient des œufs et du lait biologiques, comment croient-ils que les vaches laitières et les poules pondeuses terminent leur vie au service des amateurs de fromage et d’omelettes ? À l’abattoir ! Elles subissent exactement le même sort que les autres animaux : le boucher ne fait pas de différence entre une poule bio et une poule en batterie.
Si l’on décide de suivre une alimentation qui exclut toute souffrance/exploitation animale : le végétalisme est la seule réponse cohérente.
Pour les végétariens qui auraient un sofa en cuir dans leur salle de séjour, le cuir, c’est de "la peau sans pelage". Son commerce n’est pas plus moral ou plus convenable que celui de la fourrure. Quand on s’oppose au commerce de la fourrure et que l’on prétend "respecter la vie animale", la moindre des choses est d’être cohérent avec ses principes en arrêtant d’acheter du cuir.
Pour en savoir plus :
Vaches, poules, truies : Le martyre des mères non-humaines
Le Cuir - Mythe n°1 : Le cuir n’est pas un produit lié à la souffrance animale
Quelle liberté dans l’élevage en "libre parcours" ? - Egg Industry Magazine
Végétarisme ou Alibi Écologie
Une vache laitière émet 2 fois plus de méthane qu’une vache non-laitière du fait d’une alimentation plus abondante. Les poules pondeuses, tout comme les vaches laitières génèrent des déjections et consomment de l’eau et de la nourriture qui pourraient servir directement aux humains.
Cependant, le type d’agriculture le plus polluant, le plus gaspilleur d’eau et le plus exploiteur des pays du Tiers-Monde est la culture du coton. Elle consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde, alors qu’elle représente un peu moins de 3% des surfaces cultivées. La transformation en ouate pollue également, car elle fait appel à de nombreux produits toxiques, comme le chlore, le formaldéhyde ou des métaux lourds. De plus, la production de 1 kg de coton nécessite 7 000 à 29 000 l d’eau.
Un végétarien qui se gave de produits laitiers et utilise du coton non biologique, polluera et gaspillera plus, qu’un mangeur de viande qui ne consommerait pas de produit laitiers et achèterait du coton bio.
L’autre problème majeur dans le commerce de l’agriculture est le coût écologique du transport des marchandises : les ananas du Ghana, les bananes de Côte d’Ivoire, les Kiwis de Nouvelle-Zélande, les roses d’Afrique du Sud, etc. Un végétarien qui consomme régulièrement des produits importés pollue plus qu’un non-végétarien qui achète des produits locaux et de saison.
Pour les végétariens amateurs de sofa en cuir, vous devez savoir que la peau est biodégradable, c’est-à-dire qu’elle pourrit et se désagrège rapidement. C’est le processus naturel que subit un cadavre. À l’inverse, les procédés de tannage et de teinture pour arrêter le processus naturel de pourrissement d’une peau sont loin d’être "naturels" et écologiques ! Ces techniques de transformation de la peau en cuir sont extrêmement polluantes pour l’environnement et toxiques pour les travailleurs des tanneries et les habitants vivants à proximité de ces industries, majoritairement situées dans les pays en voie de développement.
Pour en savoir plus :
Shopping : Actions et gestes écologiques au quotidien pour la planète
Mythe n°2 : Le cuir est écologique
Cuir et Tiers Monde : le cas d’école Indien
Rapport sur les émissions de gaz à effet de serre par l’Agriculture Française
L’Inconstance du Végétarien
Beaucoup de végétariens ne sont, en fait, pas végétariens. Selon une enquête conduite par la Family Food Panel, un végétarien sur 5 mangerait de la volaille et plus de la moitié consommerait du poisson.
Malgré des rumeurs persistantes, le Dalaï Lama n’est pas végétarien, comme la vaste majorité des Tibétains, qu’ils soient moines ou pas.
Des célébrités qui se clament végétariennes, comme Brigitte Bardot et Sophie Thalmann, mangent de la chair de poisson. D’autres célébrités vegs, plus honteuses, ont suivi discrètement le régime Atkins [5] quand elles ont eu besoin de maigrir. Certaines ont recommencé à manger de la viande, comme Madonna, en le revendiquant haut et fort.
Pour en savoir plus :
Family Food Panel
His Holiness the XIV Dalai Lama of Tibet
Is the veggie boom over ?
En conclusion
Il vaut mieux se garder de donner des leçons de "respect de la vie animale" aux "charognards", quand on a soi-même une compassion sélective envers les animaux en consommant du cuir, des œufs, des produits laitiers, etc.
S’émouvoir du sort des animaux dans les fermes d’élevage en Chine puis acheter des fringues Made in China , fabriquées dans des conditions esclavagistes. Ne pas manger de la viande "parce que ça pollue" et prendre un avion "Low Cost", à chaque RTT, etc. Nous tous, consommateurs de carnés ou pas, sommes responsables de l’exploitation humaine, animale et de la planète. Au lieu de jeter la pierre à celui qui causerait le plus de "souffrance animale" ou le plus de "dégâts écologiques", commençons par appliquer à nous-même nos "leçons d’éthique".
Notes :
[1] Ils habitent à Puteaux, dans le 92 : Le département le plus riche de France.
[2] Le monsieur est directeur de société dans l’informatique.
[3] Les femmes qui portent de la fourrure sont des "pétasses", comme l’a déclaré Nicolas Biscaye président de l’Afipa, lors de l’émission de france2 "On a tout essayé". Dans cette même émission, ce monsieur avait également dit qu’il portait des chaussures en cuir.
[4] Sur le net, circule un texte - qui se prétend humoristique - sur la vie des humains carnivores forcément beaufs et prénommés "bidochons", en comparaison à la vie tellement plus raffinée des végétariens "bien-pensants".
[5] Le régime Atkins préconise de ne pas restreindre la consommation de lipides, comme le beurre, et de consommer à volonté viandes, poissons, œufs et produits laitier.
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