"Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport. Quand un tigre le tue, il appelle cela férocité" George Bernard Shaw
"Pour mon peuple, qui vit dans le respect de chaque animal vivant, il serait inconcevable de tuer un animal seulement pour le plaisir : comment la culture occidentale, qui se croit super-rationaliste, super-philosophique, super-évoluée, peut-elle justifier un tel comportement ?" - Jikiti Buinaima, Indien d’Amazonie.
La chasse récréative dans les pays occidentaux est un crime contre l’humanité et la nature. Si penser que traquer et abattre un animal pour le plaisir est un sport respectueux de la nature, c’est mettre le viol au même niveau qu’une simple activité physique pour honorer le sexe faible.
T Shirt Brigade Anti-Chasse (modèle Homme et Femme)
"L’alarme a sonné sur le déclin des espèces" - The Guardian
Une étude britannique couvrant les 40 dernières années indique l’extinction massive de la faune et de la flore.
Auteur : Tim Radford, rédacteur scientifique - Traductrice : Carine Dos Santos
Publié le Vendredi 19 mars 2004, dans le journal The Guardian
Les scientifiques viennent de fournir pour la première fois la preuve écrasante du déclin de la diversité des papillons, oiseaux et plantes au Royaume-Uni. D’après leurs déclarations, leur étude soutient l’argument selon lequel une extinction massive menace la vie sur Terre.
D’après une étude parue dans le journal américain Science Today, 70% de toutes les espèces de papillons ont montré des signes de déclin en Grande-Bretagne au cours des 20 dernières années. Environ 28% des espèces végétales et 54% des variétés d’oiseaux ont également décliné dans des zones étudiées sur de longues périodes. Des scientifiques financés par le gouvernement ont communiqué ce résultat après avoir utilisé des données récoltées avec une extrême précision au cours des 40 dernières années par 20 000 naturalistes qualifiés.
Sandra Knapp, botaniste au Musée d’Histoire Naturelle, a déclaré que l’étude britannique adressait un message crucial au monde : "Un enseignement et une alerte qui doivent servir à tous. La Grande-Bretagne, en vertu de sa biodiversité renommée et bien étudiée, est un indicateur pour le reste du monde."
“Ceci renforce très fortement l’hypothèse selon laquelle le monde s’approche de sa sixième extinction massive" d’après Jeremy Thomas du Conseil de Recherche sur l’Environnement Naturel, qui a dirigé l’étude sur les populations de papillons.
“Les autres extinctions semblent avoir été des événements gigantesques, soit en provenance de l’espace soit en raison de perturbations majeures (volcans ou autres) sur Terre. On pense donc que ce sont des événements physiques.
“On pourrait qualifier ce dernier phénomène d’organique : une forme de vie ayant tellement étendu sa domination sur Terre qu’à travers sa surexploitation, elle gaspille, mange, détruit ou empoisonne les autres."
Il y a eu 5 épisodes d’extinction massive au cours des 500 derniers millions d’années.
L’Ordovicien (*) a pris fin, il y a environ 439 millions d’années avec une perte estimée de 84% des espèces. À la fin du Dévonien (*), il y a environ 367 millions d’années, 79% de la vie a été éradiquée. Au terme du Permien (*), il y a environ 245 millions d’années, 95% des espèces ont disparu au cours d’un cataclysme. Il y a environ 208 millions d’années, la moitié de la vie marine s’est éteinte avec la fin du Trias (*). Le Crétacé (*) s’est achevé brutalement, il y a 65 millions d’années, avec la mort des dinosaures et la perte de presque 70% des espèces.
Les 600 millions d’années "d’archives" sur des fossiles mettent en relief un plan d’évolution et d’extinction constant. Mais les naturalistes pensent qu’aujourd’hui les taux d’extinction sont au moins 100 fois plus importants que le taux "de base" naturel en raison de la pollution, de la destruction de l’habitat, de la chasse, de l’agriculture, du réchauffement mondial et de la croissance de la population.
Une preuve inattaquable cependant basée seulement sur l’étude d’un nombre restreint d’espèces, des oiseaux principalement. Or les oiseaux ne représentent que 1 % des espèces alors que les insectes forment plus de 50 % de la vie sur Terre.
Le Docteur Thomas et ses collègues ont analysé 6 études relevant la présence de presque toutes les populations de végétaux, oiseaux et papillons du Royaume-Uni au cours des 40 dernières années sur un quadrillage de 10 km2.
Un tiers des espèces végétales, d’oiseaux et de papillons a disparu de l’une des zones qu’ils occupaient 20 ou 40 ans auparavant. Environ 70% des papillons ont montré des signes de déclin et 2 espèces se sont éteintes.
“Nous allons perdre bon nombre d’espèces, cela ne fait aucun doute. Ce déclin s’accélère pour beaucoup d’entre elles et nous allons perdre beaucoup plus que ce que nous avons perdu au cours des 20 dernières années. Et cela va continuer. Cependant, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles, car les organisations de conservation ont fait des merveilles." selon le Docteur Thomas.
Une deuxième étude parue dans Science démontre également que, la pollution par des composés azotés, issus de l’industrie et de l’agriculture, pouvait être liée à l’extinction d’espèces des prairies indigènes.
Carly Stevens, étudiante en doctorat de philosophie à l’Open University (équivalent CNED) et au Centre d’écologie et d’hydrologie NERC à Huntingdon (RU), a examiné 68 sites et a découvert que l’augmentation des taux de pollution par les composés azotés (*) et l’ammoniac (*) menaçaient 40% des plantes indigènes des prairies britanniques.
Les endroits où les taux d’azote (*) sont faibles (dans les Hautes Terres d’Ecosse et sur l’île de Lundy située dans le Canal de Bristol*) la diversité des plantes a augmenté. Là où ils sont élevés (par exemple dans le district de Peak et dans le Staffordshire) le nombre d’espèces de chaque recoin d’herbe avait diminué.
Bien que l’azote soit un engrais, de nombreuses plantes fleurissent plus facilement dans des conditions de pauvreté nutritive et celles-ci sont la plupart du temps menacées par la hausse du taux d’azote issu des rejets des automobiles et de l’élevage intensif.
“J’ai étudié le même type de prairie sur différents sites. Les plantes particulièrement sensibles étaient : la bruyère, la campanule, l’euphraise, la molinie (*), l’hylocomie brillante (*) et le plantain lancéolé. Nous conduisons tous des voitures. Nous utilisons tous des énergies fossiles. Nous mangeons tous des aliments cultivés avec des engrais."
Lord Robert May, président de la Société Royale (Royal Society) et écologiste distingué, a déclaré : "Si l’exemple se généralise, les estimations de taux d’extinction mondiale (qui se basent principalement sur les oiseaux et les mammifères) bien qu’étant déjà alarmants pourraient se méprendre sur le côté optimiste. "
Lexique
Ammoniac : Combinaison gazeuse d’azote et d’hydrogène de formule NH3 existant à l’état libre ou dissoute dans l’eau. C’est un gaz incolore d’une odeur vive, piquant les yeux, à saveur caustique. Il est plus léger que l’air. Il se liquéfie aisément à -33 °C sous la pression atmosphérique. Il est particulièrement soluble dans l’eau.
Azote : Corps simple et gazeux, inodore et incolore. L’azote gazeux constituant 78% en poids de l’atmosphère terrestre, est obtenu industriellement en distillant de l’air liquide.
L’immense majorité des plantes puise l’azote dans le sol où il existe sous forme de nitrates issus par une série de transformations bactériennes, des composés azotés contenus dans les excréments et les cadavres. Il entre dans la composition des tissus vivants.
Canal de Bristol : bras de mer formé par l’Atlantique entre le pays de Galles et la Cornouaille.
Crétacé : Système du mésozoïque. Le crétacé est la dernière période de l’ère secondaire.
Dévonien : Période de l’ère paléozoïque. Elle a suivi la période silurienne, et elle est divisée en sous-systèmes : inférieur, moyen et supérieur. Système de l’ère primaire. Cette période a été marquée par les formations des dépressions et des montagnes, mais les hydrocarbures se trouvent dans les grès et les calcaires dévoniens, surtout au nord des États-Unis et en URSS. Cette période tire son nom du comté du Devon, en Angleterre.
Hylocomie brillante (mousse) : Plante robuste, d’un vert doré, à tige rampante, bipennée ou tripennée. Les rameaux latéraux, à tige rouge, sont disposés dans un plan. La pousse de l’année à venir se développe sur la face dorsale de la plante.
Ordovicien : Deuxième période de l’ère Paléozoïque, d’une durée approximative de 60 millions d’années, qui fait suite au Cambrien et qui précède le Silurien. L’Ordovicien était autrefois appelé le Silurien inférieur.
Oxyde d’azote : Composé chimique résultant de la combinaison d’azote et d’oxygène.
Molinie : n. fém. Genre (Molinia ) de Graminées renfermant deux espèces croissant dans l’hémisphère Nord, dont une, Molinia coerulea, forme des peuplements dans les landes et les prés marécageux.
Permien : Système du paléozoïque qui a succédé au carbonifère. Le permien est la dernière période de l’ère primaire.
Système triasique : Relatif au trias. Le triasique est un système du mésozoïque. C’est la première période de l’ère secondaire.
Article traduit par Carine Dos Santos
Texte original
Warning sounded on decline of species
British study covering last 40 years points to worldwide mass extinction of wildlife and plants.
Tim Radford, science editor, Friday March 19, 2004, The Guardian
Scientists have produced the first comprehensive evidence that the diversity of butterflies, birds and plants is in decline in the UK. They say their research supports the argument that mass extinction threatens life on Earth.
In the past 20 years, according to a study in the US journal Science today, about 70% of all butterfly species in Britain have shown signs of decline. About 28% of plant species and 54% of bird species also declined in areas studied over long periods. The finding comes from government-funded scientists using data painstakingly amassed over the past 40 years by 20,000 skilled naturalists.
Sandra Knapp, a botanist at the Natural History Museum, said the UK survey gave a crucial message for the world : "The lesson and the warning are there for all to see. Britain, by virtue of its well-known and well-studied biodiversity, is the canary for the rest of the globe.
"This adds enormous strength to the hypothesis that the world is approaching its sixth major extinction event," said Jeremy Thomas of the Natural Environment Research Council, who led the study of butterfly opulations.
"The others appear to have been cosmic events, either from outer space coming in or some major perturbation - volcanoes, whatever - within the Earth. So they are believed to be physical events.
"You could say this latest one is an organic event : that one form of life has become so dominant on Earth that through its over-exploitation and its wastes, it eats, destroys, or poisons the others."
There have been five episodes of mass extinction in the last 500m years.
The Ordovician period ended about 439m years ago with the loss of an estimated 84% of species. In the Late Devonian about 367m years ago, 79% of life was wiped out. At the close of the Permian period some 245m years ago, 95% of species disappeared in a cataclysmic event. Half of all marine life vanished about 208m years ago, at the end of the Triassic. The Cretaceous era ended abruptly 65m years ago along with the death of the dinosaurs and the loss of up to 70% of all species.
The 600m-year fossil record shows a pattern of continuous evolution and extinction. But naturalists now think that extinction rates are at least 100 times greater than the natural "background" rate because of pollution, habitat destruction, hunting, agriculture, global warming and population growth.
Hard evidence, however, has been based only on research into a small number of species, mainly birds. But birds make up less than 1% of all species, while insects make up more than 50% of life on Earth.
Dr Thomas and his colleagues analysed six surveys recording the presence of almost all of Britain’s native plant, bird and butterfly populations in the past 40 years in 10km grid squares.
One third of plant, bird and butterfly species have disappeared from one of the squares they occupied 20 or 40 years ago. About 70% of butterflies show some decline and two species have become extinct.
"We are going to lose a lot of species, there is no doubt about that. It is accelerating, this decline, for a lot of species and we are going to lose more than we have lost in the last 20 years. And it is just going to go on and on. But it is not all bad news, because the conservation bodies have done wonders," Dr Thomas said.
A second study in Science showed that pollution by nitrogen compounds, from industry and agriculture, could be linked to the loss of species from native grasslands.
Carly Stevens, a PhD student from the Open University and the NERC centre for ecology and hydrology in Huntingdon, examined 68 sites and found that rising levels of pollution by oxides of nitrogen and ammonia threatened 40% of selected native grassland plants.
Where nitrogen levels were low - in the Scottish Highlands and Lundy island in the Bristol Channel - plant variety increased. Where they were high - for instance, in the Peak District and Staffordshire - the number of species in any patch of grass was reduced.
Although nitrogen is a fertiliser, many plants flourish best in poor nutrient conditions, and these were most threatened by increasing nitrogen levels from car exhausts and intensive livestock farming.
"I studied the same type of grassland in different sites. Plants that were particularly sensitive were heather, hare bell, eyebright, purple moor grass, mountain fern moss and ribwort plantain," she said. "We all drive cars. We all use fossil fuels. We all eat food grown with fertiliser."
Lord Robert May, president of the Royal Society and a distinguished ecologist, said : "If this pattern holds more generally, then estimates of global extinction rates - which are mainly based on birds and mammals - although already alarming, could err on the optimistic side."
Proposition de loi anti-chasse à courre du député M. Jean Marsaudon
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 juillet 2005. PROPOSITION DE LOI visant à interdire la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri.
PRÉSENTÉE par
MM. Jean MARSAUDON, Jean-Claude ABRIOUX, Alain FERRY, François GROSDIDIER, Edouard JACQUE, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Patrick LABAUNE, Gérard LÉONARD, Lionnel LUCA, Mmes Muriel MARLAND-MILITELLO, Henriette MARTINEZ, MM. Pierre MICAUX, Marc REYMANN, Jean-Marc ROUBAUD et Daniel SPAGNOU
Députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Après l’Allemagne il y a déjà plus de 40 ans, la Belgique en 1995, l’Ecosse en 2002, l’Angleterre et le Pays de Galles viennent à leur tour d’interdire la chasse à courre sur leur territoire. En France, cette pratique d’un autre temps est toujours autorisée du 15 septembre au 31 mars.
La chasse à courre permet à quelques 400 équipages, nantis de 17 000 chiens et 6 000 chevaux, d’aller chasser le cerf, le chevreuil, le sanglier ou, plus modestement, le renard, le lièvre ou le lapin, sans pour autant participer à la régulation des espèces puisque le nombre des bêtes tuées par chasse à courre est infime par rapport au nombre d’animaux abattus dans une saison de chasse (1 300 cerfs sur 36 000 tués pendant la saison 2002-2003, 800 chevreuils sur 460 000, 400 sangliers sur 440 000 et environ 400 renards et 650 lièvres). Ce n’est donc pas tant la quantité des animaux tués qui est révoltante que la manière dont ils sont chassés.
Est-il nécessaire de décrire la souffrance de l’animal poursuivi pendant plusieurs heures, épuisé, rattrapé et mis à terre par les chiens, achevé sans ménagement et donné en pâture à la meute lors de la curée ? Est-il utile d’évoquer ce " droit de suite " au nom duquel les équipages se permettent d’aller traquer et abattre leur gibier jusque dans les propriétés privées ?
En France, la chasse à courre ne répond donc pas à des nécessités écologiques et elle ne répond pas davantage à des traditions populaires ancestrales. Elle n’est qu’un jeu barbare pratiqué par quelques initiés. Pourtant, leur nombre est en constante augmentation ; non pas que ce " sport " se soit démocratisé, bien au contraire, mais cette pratique étant à présent interdite dans de nombreux pays voisins, ce sont des équipages étrangers, anglais notamment, qui viennent dans nos campagnes pour chasser à courre.
Il est temps que notre pays se dote d’une législation visant à interdire la chasse à courre, progressivement afin d’éviter que les chiens, devenus inutiles, soient conduits à l’euthanasie ou abandonnés.
Tel est l’objet de la présente proposition de loi.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
I. - L’article L. 424-4 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Dans le premier alinéa, les mots : " soit à courre, à cor et à cri, " sont supprimés ;
2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :
" A compter du 1er janvier 2006, il n’est plus délivré aucune attestation de meute destinée à l’exercice de la chasse à courre, à cor et à cri. "
II. - Les dispositions du 1° du I entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2012, date à partir de laquelle la pratique de la chasse à courre sera interdite sur l’ensemble du territoire français.
Article 2
La pratique de la chasse à courre, à cor et à cri sans détention d’une attestation délivrée dans des conditions fixées par voie réglementaire, est punie d’une contravention de cinquième classe.
Le vrai visage du business de la chasse en France
"L’homme qui exploite et utilise la nature, que ce soit pour ses loisirs ou son profit économique, n’entend pas vivre en bonne intelligence avec la faune sauvage qui le dérange et le gène" Jean-Claude Génot
Selon Charles-Henri de Ponchalon, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), environ 40 000 cerfs seront tués pour la saison 2005/06 contre à peine plus de 5 000 il y a 30 ans. En forêt domaniale de Sénart (Essonne), aucun sanglier ne figurait au "table de chasse" de 1994, tandis que 14 furent tués en 1995 et 800 en 2004 : l’agrainage (action d’appâter avec du grain) des animaux sauvages a contribué au déséquilibre, tout comme l’élevage de cochongliers, ces hybrides de cochons et de sangliers qui se reproduisent plus vite. Les sangliers proviennent majoritairement d’élevages basés dans les pays d’Europe de l’Est, puis sont importés en France et "lâchés" dans la "nature" ou concessions de chasse.
Le nombre croissant d’espèces chassées s’explique par une importation et un élevage massifs de "gibiers" qui seront ensuite "lâchés" pour la saison de la chasse. Ces chiffres contredisent les discours mensongers des chasseurs sur leur prétendu rôle de "préleveurs" et "régulateurs" de la faune sauvage dans nos campagnes.
La chasse en Forêt de Sénart
Plus de 8 000 élevages de gibiers sont actuellement en activité en France, tandis que 80% du "gibier français" est importé, principalement en provenance des pays d’Europe de l’Est.
La France offre une superficie de chasse de 42,70 millions d’hectares ; en comparaison à 32,09 pour l’Allemagne et 22,8 pour le Royaume-Uni.
Chaque année, 250 millions de cartouches sont tirées en France, générant 3 000 tonnes de cartouches usagées.
Le nombre d’espèces chassées est en France de 23 espèces de mammifères et 64 espèces d’oiseaux. En comparaison, en Allemagne, on descend à 12 espèces de mammifères et 17 espèces d’oiseaux et le Royaume-Uni de 10 espèces de mammifères et 31 espèces d’oiseaux.
Il y a 1 400 000 chasseurs en France ; en comparaison à 326 000 chasseurs en Allemagne et 625 000 chasseurs au Royaume-Uni. Le nombre de chasseurs français décroît de 5% par an. Cette baisse constante se traduit par une perte de 40% des effectifs en 20 ans. Les femmes représentent aujourd’hui 6% des chasseurs.
Malgré l’opposition toujours croissante du grand public majoritairement non-chasseur, des dizaines de millions de renards, lièvres, cerfs, blaireaux, sangliers, etc sont massivement tués chaque année en France (une moyenne qui tourne entre 30 et 50 millions). Ce "sport" est présenté comme une forme de contrôle de "nuisibles", sauf qu’en vérité, cette chasse a peu d’effet sur ces populations. En outre, si les renards et des lièvres sont considérés "nuisibles", il est difficile de comprendre pourquoi sont-ils protégés spécifiquement pour la chasse.
Non, tous les (anciens) chasseurs ne sont pas des cons. La preuve ? Association des repentis de la chasse : 05 rue de la paix, 38000 Grenoble.
Les chiffres sur l’élevage du gibier en France
Comme chacun le sait, tirer sur un gibier d’élevage lâché dans la nature : ca, c’est un sport ... naturel, respectueux de l’environnement, ancestral et indispensable pour réguler le trop pleins d’animaux sauvages qui pullulent dans nos belles campagnes, dixit les chasseurs.
Voici les chiffres officiels sur l’élevage du gibier en France :
+ de 8 000 élevages de gibiers sont actuellement en activité en France, dont près de 70% adhèrent au syndicat national des producteurs de gibier de chasse. Ils se décomposent en :
7 200 élevages de petits gibiers produisant : 14 millions de faisans 5 millions de perdrix grises et rouges 1 million de canards colverts
+ de 10 millions d’œufs (toutes espèces confondues) et de poussins de 1 jour à destination de l’export (principalement RU et Espagne). 120 000 de lièvres 100 000 de lapins de garenne
500 à 550 élevage de cerfs produisant 10 000 animaux.
Environ 700 élevages de daims produisant 7 000 animaux.
Cette activité représente environ 10 000 emplois pour un chiffre d’affaire annuel d’environ 150 millions d’euros.
Pour en savoir plus, lisez le numéro 4 du magazine Echo Nature.
Forêt domaniale de Sénart
Crédit Photos : Un grand merci à Monsieur et Madame Lacroix de l’Association de Défense de l’Environnement de Champrosay.
Réflexion de fond sur le respect de la nature et de sa faune sauvage
"Les anthropocentristes cherchent souvent à piéger les défenseurs de la faune sauvage en leur demandant de choisir entre l’homme et l’animal. Outre le fait qu’il n’y a pas à accepter cette logique d’opposition, chère à ceux qui ne conçoivent la nature que comme un lieu de compétition et qui entendent séparer l’homme de la nature, les cas où la survie d’une population humaine est liée à celle d’une espèce animale rare sont théoriques et s’il devait y avoir un affrontement entre un homme et un animal, l’homme n’oublierait pas qu’il est une espèce comme les autres, cherchant à survivre et à se défendre. Même si la cause d’une espèce est plus facile à plaider que celle d’un écosystème, il ne faut pas oublier que l’espèce n’est rien sans la population et son habitat. Enfin, on ne peut protéger efficacement que ce que l’on connaît bien."
Texte extrait du livre "Écologiquement correct ou protection contre nature ?" de Jean-Claude Génot (Édition Édisud, 1998).
Le trafic des animaux par internet : c’est facile, c’est anonyme, c’est illégale mais ca peut rapporter gros
Du tigre au gorille : des milliers d’animaux - dont l’espèce en danger est censée être protégée par la loi - sont commercialisés ouvertement sur le net et vendus en tant que "animaux exotiques de compagnie".
Une enquête conduite sur près d’une centaine de sites Web internationaux a révélé un "choix" choquant d’animaux rares à vendre :
Un tigre sibérien pour 40 000 £
Un jeune gorille pour 4 500 £
une girafe vendue aux enchères pour 9,000 £
Des faucons, des hippocampes, des œufs de tortues... on trouve de tout à la samaritaine des trafiquants !
Un site web basé aux U.S se propose de garnir un zoo entier de toutes les espèces animales possibles et inimaginables. Un petit échantillon de leur catalogue ? Un femelle chimpanzé de 5 mois coûte 65000 $, et un mâle de 2 semaines 60 000 $.
On estime qu’il ne resterait plus que 150 000 chimpanzés dans la nature, une pénurie qui fait grimper les enchères.
Il n’y a pas que la marchandise animale qui soit vendue via internet, des humains aussi subissent ce trafic détestable... mais tant qu’il y aura une demande, pourquoi les trafiquants se priveraient de se faire de l’argent sur le dos d’êtres vivants sensibles. À lire : "eBay interdit la vente de restes humains mais autorise le trafic de chairs fraîches".
Le Groenland veut vendre la peau de l’ours blanc aux touristes chasseurs
Pour attirer de riches touristes, le gouvernement groenlandais veut promouvoir des “safaris”. Le Grœnland est un département du Danemark qui compte 2700 chasseurs "professionnels". À cause du réchauffement général du climat, la glace fond et les espèces se raréfient, en conséquence, les chasseurs professionnels ont donc beaucoup de mal gagner leur vie.
Un projet de chasse touristique à l’ours polaire sera présenté en avril pour venir en aide aux chasseurs du nord-ouest de l’île, en proie à des difficultés financières. Des touristes vont avoir la possibilité de les accompagner à la chasse à l’ours polaire. Une fois l’ours tué, il est transformé en trophée et le touriste-chasseur peut l’emporter pour décorer sa salle à manger. Auparavant, il aura versé 20 000 euros au chasseur... C’est donc, pour ce dernier, une bonne façon de gagner de l’argent. En effet, la peau de l’ours blanc qu’il tue lui-même ne lui rapporte qu’entre 800 à 1200 euros en moyenne.
De nombreuses personnes s’indignent de cette nouvelle activité : les ours ne sont plus qu’environ 25 000 sur ces territoires et beaucoup sont déjà mal en point : maladies liées à la pollution des océans, changement climatique, perte de leur territoire : l’ours blanc est une espèce menacée. Selon les scientifiques spécialistes de l’Arctique réunis en novembre à Reykjavik, le retrait des glaces fera disparaître l’ours blanc d’ici à la fin du siècle.
320.000 vont mourir dans le plus grand abattage de phoques du Canada depuis plus de 50 ans
L’abattage a débuté tôt dans la matinée avec plus de 70 bateaux débarquant des centaines de chasseurs de phoques sur les glaces de Terre-Neuve. C’est un carnage à une échelle que la banquise gelée de Terre-neuve n’avait pas connue depuis plus d’un demi-siècle.
À la fin de cette journée, plus de 15,000 blanchons, la plupart de moins de 6 semaines, ont été battus à mort puis écorchés pour fournir des manteaux, des chapeaux, des sacs à main et autres accessoires pour le commerce de la mode en Europe.
Le gouvernement canadien affirme que ce massacre protégera les stocks de poissons et apportera revenu et travail à beaucoup de pêcheurs au chômage depuis la chute des stocks de cabillaud.
Phyllis Campbell-McCrae de l’association IFAW (Fund for Animal Welfare) fut également présente sur la banquise pour observer le comportement des chasseurs.
"C’était tout simplement affreux. Ils matraquent le phoque, puis le retournent et le découpent pour retirer sa peau. Ils sont supposés faire à chaque fois le "test de l’œil", ce qui correspond à toucher l’œil du phoque après l’avoir battu pour s’assurer qu’il ne cligne pas, de cette façon, ils s’assurent qu’il est mort avant de le dépecer. Mais ils travaillent à un rythme si frénétique qu’ils n’en ont souvent rien à faire. "
Phyllis rajouta que des tests effectués pendant les saisons précédentes sur des phoques victimes du massacre montrèrent que 42 % d’entre eux étaient toujours conscients quand ils furent dépecés.
L’abattage des phoques est controversé depuis des années avec des organisations comme IFAW qui le dénoncent comme étant un acte cruel. Les militants répondent aussi que l’affirmation du gouvernement canadien sur le fait que les phoques mangeraient trop de poisson et que leur nombre doit être contrôlé, font des phoques un bouc émissaire facile pour étouffer leur propre échec à contrôler la surpêche.
Depuis 1995, le gouvernement canadien a progressivement augmenté le quota de phoques tués chaque année, et en 2004 il décida d’abattre 1 million de phoques en 3 ans - ce qui correspond au quota le plus important depuis 1957.
Le plus grand importateur de peaux de phoque est la Norvège, qui l’année dernière a payé 1 million de livre sterling pour des peaux brutes. Le Danemark, la Pologne et la Chine importent aussi de grandes quantités.
Malgré les restrictions de l’Union Européenne sur les importations de fourrure de bébés phoques, la peau de phoque continue d’apparaître dans les défilés de mode. Il a été rapporté que des manteaux, tuniques et robes en peaux de phoque a récemment été ajouté aux collections de Louis Vuitton. Tandis que Donatella Versace présentait des ensembles en peaux de phoque dès sa première collection en 1998, après avoir pris la relève de son frère Gianni.
En Russie, la peau de phoque est considérée comme une fourrure alternative moins chère à celle de vison : environ 1/5 du prix du manteau de vison.
Le groupe Rieber, un des principaux processeurs mondiaux de peaux de phoque, transporte des peaux canadiennes à une tannerie dans la ville de Bergen, en Norvège, d’où ils sont vendus aux fabricants. Tandis que quelques peaux sont utilisées pour la fabrication de manteaux de fourrure, les chutes sont employées comme décoration sur les chaussures, ou la fabrication de portefeuilles.
Espèces protégées : Un recul de 25 ans avec la nouvelle réglementation française
Le 29 décembre 2004, le gouvernement français a publié au Journal officiel une nouvelle réglementation sur les espèces animales protégées, qui est destinée officiellement à achever la transcription d’une législation européenne en droit français mais a été jugée "rétrograde" par des écologistes.
Les quatre arrêtés conjoints des ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture visent respectivement les mammifères, les mollusques, les amphibiens et les reptiles ainsi que des espèces protégées d’insectes. Ils spécifient notamment les conditions dans lesquelles elles peuvent être "capturées" ou "détruites" à titre exceptionnel.
Selon Jean-Marc Michel, Directeur de la nature et des paysages au ministère de l’Ecologie et co-signataire de ces textes par délégation du ministre de l’Ecologie Serge Lepeltier, ces textes sont conformes à une législation européenne de 1992, la directive Habitats.
D’après le ministère de l’Ecologie, la nouvelle réglementation ne "modifie en rien" les conditions dans lesquelles la capture ou la destruction du loup, de l’ours, du lynx d’Europe et du hamster commun peuvent être autorisées à titre exceptionnel par un arrêté conjoint des ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture.
Mais elle étend ces captures ou destructions exceptionnelles aux autres espèces de mammifères protégés, conformément aux dérogations fixées dans l’article 16 de la directive Habitats. Sont notamment concernées des espèces comme le hérisson, l’écureuil, la chauve-souris, le castor et la loutre, dont la capture et la destruction était impossible jusqu’à maintenant dans la réglementation française.
"C’est vrai que ces textes sont conformes à la directive Habitats, mais la France avait depuis 1981 une réglementation beaucoup plus protectrice que la législation européenne", a estimé le vice-président d’Action Nature Jean-Patrick Le Duc. "Avec ces arrêtés on enregistre un recul de 25 ans en matière de protection de la nature et de la diversité biologique".
Un chasseur sachant chasser... empoisonner et commanditer un meurtre
L’empoisonneur présumé d’animaux en Corrèze, Roland Bondonny, soupçonné d’avoir commandité le meurtre en août dernier d’un des principaux témoins à charge de son procès, a été arrêté mardi dernier (19 octobre 2004) dans le Nord et placé en garde-à-vue.
Roland Bondonny, condamné en octobre 2003 à deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis pour l’empoisonnement de plus de 140 chiens et chats en Corrèze entre août 1998 et février 2001, est soupçonné d’avoir payé un "homme de main" pour tuer Marius Lac, un ancien gendarme âgé de 65 ans, selon une source proche de l’enquête.
M. Lac, tué fin août à La Chapelle-Spinasse (Corrèze) d’un coup porté à la tête, avait témoigné contre M. Bondonny lors du procès en première instance, l’accusant d’avoir semé des boulettes de viande empoisonnées pour agrandir son territoire de chasse.
Plus de 140 chiens et chats avaient été empoisonnés et la moitié des animaux avaient succombé.
"Les cormorans sont des nazis !" - La nouvelle perle des députés français
Les cormorans : des palmipèdes sanguinaires marchants au pas de l’oie, une véritable peste brune des océans ... Voici comment des députés français ont décrit ces oiseaux lors de la séance du mardi 12 octobre 2004 - "Les comorans sont des nazis".
La perle de la décennie revient au député Charles de Courson : "Une attaque de cormorans, c’est pire qu’un bombardement allemand en piqué ! J’ai vu des poissons, des milliers de tanches, terrorisés ! (Rires sur les bancs du groupe UMP et du groupe UDF) Ceux qui ont vu la scène n’en plaisantent pas ! Il est intolérable que les ministres successifs protègent ces cormorans-nazis ! Si vous ne prenez pas un engagement ferme, les choses se passeront très mal la prochaine fois."
Les palabres des politicards ont atteint un tel degré de crétinisme qu’il n’est pas surprenant de voir de plus en plus de citoyens français rejoindre le camp des abstentionnistes à chaque élection.
Vous êtes lassés des week-ends commandos de survie, des randonnées dans l’Antarctique et des voyages spatiaux avec Richard Branson ? Patience, vous pourrez bientôt aller en Norvège, tirer sur des bébés phoques.
Les tours opérateurs offrent déjà des vacances pour les chasseurs expérimentés et les débutants pourront (enfin) profiter de l’assouplissement de la législation norvégienne sur la chasse aux phoques. NorSafari font de la publicité sur l’Internet pour des voyages qui débutent à 1,400 couronnes (environ 110 livres sterling) - pour un jour de chasse et un phoque tué. Cela monte à 8,200 couronnes (environ 650, livres sterling) pour 4 jours et la garantie de tuer 2 phoques.
Le site Web de cette compagnie montre des photos de chasseurs posant avec leurs trophées et offre des voyages qui, non seulement, incluent le logement, la nourriture, mais également l’aide à la découpe et la préservation des carcasses. Un training est assuré pour les débutants.
Si vous craignez le froid de la banquise norvégienne, d’autres vacances Trash sont à votre disposition :
En Irak : Des vacanciers cherchant frisson visitent les zones de guerre.
Aux ETATS-UNIS : Des chasseurs de trophée tuent des vieux animaux de zoo comme des lions et des éléphants, parfois alors qu’ils sont enchaînés.
En Afrique : Des chasseurs de safari rivalisent pour faire un carton sur le plus d’animaux possible - incluant des espèces en danger d’extinction.
En Grande-Bretagne : Un tour opérateur offre la chance de vivre comme un sans-abri ... pendant une nuit.
Ouverture de la saison de chasse commerciale à la baleine
La Norvège est le seul pays dans le monde qui autorise la pêche commerciale à la baleine, le quota étant pour cette année de 670 prises. Ce pays scandinave avait repris la pêche à la baleine en 1993, sept ans après que l’interdiction de la chasse internationale à la baleine fut entrée en vigueur.
L’année dernière, l’Islande autorisa aussi une reprise de la chasse aux baleines, mais comme le Japon, ce pays déclare que c’est uniquement pour des "raisons scientifiques".
Frode Pleym, porte-parole de Greenpeace Norvège a déclaré que la viande de baleine était de plus en plus difficile à vendre car de moins en moins de norvégiens en mangeaient. Selon lui, la Norvège continue à chasser la baleine simplement pour des raisons "de fierté nationale".
Les baleiniers utilisent des harpons à grenade explosive à l’intérieur du corps de la baleine. Les défenseurs des animaux ont décrit cette méthode comme "une réelle torture".
La saison de pêche à la baleine norvégienne a débuté le 11 mai et finira le 31 août.
Démantèlement d’un trafic de grenouilles : La plaidoirie courageuse d’un magistrat
Quatre hommes ont comparu jeudi 10 novembre 2005 devant le tribunal de grande instance de Vesoul pour la revente de plusieurs milliers de grenouilles à des restaurateurs et des particuliers de la région.
Les quatre hommes, un père, son fils et deux de leurs amis étaient accusés d’avoir pêché plusieurs milliers de batraciens dans la région des "Mille-Etangs" dans les Vosges saônoises entre 2002 et 2004.
Repérés par un garde de l’Office national des forêt, ils avaient été placés sur écoute de février à mai 2004 avant de faire l’objet de perquisitions qui ont abouti à la saisie de 65 nasses à grenouilles (pièges) et à leur mise en examen.
Le principal prévenu, Jacques Aubry, a reconnu jeudi à l’audience avoir pêché entre 8.500 et 10.000 grenouilles qu’il revendait entre 23 et 32 centimes d’euros l’unité selon qu’elles étaient dépouillées ou non.
"Aller pêcher des grenouilles, c’est mieux que de brûler des voitures", s’est-il défendu à la barre. Les trois autres prévenus ont nié les faits.
"Ce n’est pas de la pêche, c’est de l’holocauste !", a répondu le substitut du procureur de la République de Vesoul Lionel Pascal.
Le bâtonnier, Me Lassus-Philippe, qui défendait le principal prévenu, a fait valoir qu’"il n’y aurait pas de pêcheurs de grenouilles s’il n’y avait pas de restaurateurs, et pas de restaurateurs, sans consommateurs." "C’est donc nous qui, par notre comportement alimentaire, sommes responsables", a-t-il conclu.
Le parquet a requis des amendes comprises entre 2.000 et 3.000 euros avec sursis à l’encontre des quatre prévenus ainsi que la confiscation de leur matériel.
L’affaire a été mise en délibéré au 15 décembre.
Source AFP "Des trafiquants de grenouilles devant la justice à Vesoul".
Cuisses de grenouilles et désastre écologique
Savez-vous d’où proviennent les cuisses de grenouilles que vous mangez au repas de Noël et à la carte toute l’année dans les restaurants ? De France ? Certainement pas ! Nos autorités savent que la grenouille est un acteur majeur à la limitation des insectes, c’est donc un animal protégé sur notre territoire depuis 1976. Les grenouilles viennent en fait majoritairement d’Indonésie.
Selon le dernier recensement du ministère de l’agriculture datant de 1994, les besoins de consommation en cuisses de grenouille est de 3.500 tonnes par an, ce qui représente 8.000 tonnes de grenouilles. L’importation de grenouilles indonésiennes est passée de 3.543 tonnes en 1992 à 6.449 tonnes en 1993, soit une progression de 70 % en 1 an. À cela, il faut ajouter que 10 tonnes de grenouilles vivantes sont aussi importées chaque année pour des expérimentations dans les laboratoires de recherche français.
Les grenouilles vivantes et pleinement conscientes sont coupées en deux
Bien que sur le court terme, l’exportation des grenouilles rapporte de l’argent au gouvernement indonésien, en parallèle à ce commerce, celui-ci doit importer des tonnes de litres de pesticides pour combler la perte de ces prédateurs insectivores. Et c’est au tour de la population humaine et des écosystèmes indonésiens à subir directement les effets toxiques de ces produits chimiques.
La prochaine fois que vous souhaiterez manger des cuisses de grenouilles, demandez-vous si cela vous est vraiment indispensable (d’un point de vue nutritionnel, c’est "peanuts") et pensez aux habitants d’Indonésie indirectement victimes de notre gourmandise imbécile.
Les grenouilles peuvent également provenir d’Egypte et de Turquie.
Complément d’information :
Le document vidéo : "Le dernier sursaut des grenouilles" par l’association PMAF.
Cette lettre a été écrite par Les Ecologistes de Lorraine du Mouvement Ecologiste Indépendant.
Monsieur le chasseur,
Permettez-moi de vous poser cette question toute simple mais essentielle :
Pourquoi chassez-vous ?
Les promenades dans la Nature ?
L’admiration des animaux sauvages ?
Les rencontres entre amis ?
Le plaisir de faire s’ébattre votre chien ?
Tout cela ne nécessite absolument pas le port du fusil.
La bonne excuse est souvent la régulation des espèces. Celle-ci peut être le fait d’une véritable politique écologique et scientifique reposant sur les prédateurs naturels à réintroduire, comme d’autres pays d’Europe y parviennent.
Il me semble plutôt que la chasse corresponde, comme d’autres habitudes cruelles, à un défoulement, au besoin éprouvé par certains de prouver leur force, voire leur virilité. Face à des animaux si faibles, le combat est inégal et lâche.
L’homme semble trouver dans la chasse un exutoire à un instinct naturel de cruauté. Comment notre société peut-elle encore consacrer quelques heures de scolarité à la non-violence et accepter la cruauté de la chasse ?
Le respect de tout être vivant ne signifie pas sensiblerie. Il n’existe pas d’êtres inférieurs ; chacun possède sa spécificité, sa complémentarité. Qu’il soit homme, animal ou végétal, le temps est venu de respecter tout le vivant. On dit notre planète en danger et c’est hélas sans doute vrai. Il revient à nos sociétés hautement développées de montrer l’exemple du respect de la Nature. Même si certaines espèces ne sont pas encore menacées d’extinction ; la France, l’Europe tout entière doivent être l’exemple du respect du vivant.
L’homme a longtemps chassé pour se nourrir, puis la chasse fut réservée à une classe privilégiée et hautaine dont les descendants chassent aujourd’hui à courre, parés de leur ridicule déguisement. La Révolution française donna pratiquement à tous le droit de chasse car à cette époque on avait encore faim.
Aujourd’hui plus rien ne la justifie, pas plus lorsqu’elle s’exerce à l’aide d’une meute poussant le cerf ou le chevreuil à extrémité de l’épuisement, que lorsque le fusil tue ou blesse entre 25 et 50 millions d’animaux en France et par an.
Demain il paraîtra ridicule, intolérable que moins de 3 % de notre population ait eu le droit de mort par simple plaisir sur des animaux sauvages appartenant à tous, et qu’il ait suffi de payer une bien minime cotisation pour octroyer ce droit.
Prenez donc conscience que tuer pour le plaisir de tuer est inadmissible, que cet acte doit devenir délictueux, réprimé et condamné en tant que tel. Prenez conscience que pour chaque animal que vous tuez, c’est un admirateur de la Nature que vous dépossédez. Prenez conscience que l’équilibre des espèces n’a rien à voir avec la chasse.
Lorsque vous aurez déchiré votre permis de chasser, lorsque votre fusil restera cadenassé au-dessus de votre cheminée, relique d’une tradition mauvaise, à ce moment-là et seulement à ce moment-là vous pourrez être fier d’entrer dans la famille des admirateurs de la Nature, de ceux qui la respectent.
Permettez-moi de vous inciter à méditer, méditer encore sur ce qu’est le RESPECT DE LA VIE.
Soyez assuré, Monsieur le chasseur, de mes meilleurs sentiments (*).
(*) dès que vous respecterez la Vie
Mythes et réalités sur le Loup en France
"L’ours, le loup et le lynx ne sont plus acceptés par leurs opposants que dans des parcs clôturés. Est-ce là l’avenir de la nature sauvage dans notre pays : des plantes en conservatoire et les bêtes à problèmes dans des cages ?" Jean-Claude Génot
De nombreux reportages partiaux dans les journaux télévisés français se font systématiquement l’écho complice des détracteurs du loup. C’est une "ligne éditoriale" facile, paresseuse pour ne pas dire lâche qui est privilégiée au détriment du travail de fond présentant une information critique et impartiale - comme se doit tout journaliste honnête - sauf que ce code déontologique ne semble jamais s’appliquer aux journalistes français, d’ailleurs tout aussi complaisants à l’égard de la corrida et de la chasse.
Les faits pour aider à argumenter en faveur du loup en France
Loup, espèce protégée
Point essentiel à rappeler : Le loup bénéficie en France d’un statut de protection intégrale, grâce à la convention de Berne, ratifiée par la France en 1993, à la Directive Habitats n°92/143/CE de 1992, et à l’article L.211-1 du code rural.
Il ne suffit pas de faire de grands discours écologiques sur la protection des tigres en Inde ou des orangs-outans d’Indonésie, si l’on n’est déjà pas capable de protéger les espèces menacées dans notre propre pays. Il est toujours plus facile de donner des leçons aux autres en s’offusquant qu’ils puissent massacrer leur faune sauvage. Commençons déjà par vivre en harmonie avec notre propre faune sauvage.
Crise de la filière ovine en raison de la concurrence étrangère
La population de loups sauvages en France est estimée aujourd’hui à 27 individus (source réseau loup ONCFS). La population du loups en Italie s’élève à 600 individus. Celle de l’Espagne a 2000. Pourquoi cela pose-t-il que des problèmes en France ou le nombre de loup est marginal ? La raison provient d’une crisse profonde des éleveurs ovins. La viande ovine en France est en crise et pour maintenir cette industrie non-rentable l’État verse de copieuses subventions qui atteignent 60% des revenus des éleveurs. Le loup est étranger au naufrage économique de la filière ovine française, victime d’une très forte concurrence néo-zélandaise et anglaise, et qui survit sous perfusion des subventions européennes.
Biodiversité
Du point de vue écologique, la présence du loup est un gage de bonne santé, d’équilibre, et de richesse de la biodiversité. Le loup ne s’attaque pas seulement aux pauvres moutons et brebis sans défense. Il chasse en meute et peut donc aussi prendre pour gibier d’autres bêtes sauvages.
La présence du loup est tout à fait compatible avec le pastoralisme, à la condition évidente que les troupeaux soient correctement gardés. Des moyens de protection efficaces ont fait leur preuve (chiens de protection, aide bergers, parcs de contention nocturne). Des aides financières sont d’ailleurs prévues pour encourager leur mise en place.
Chien errant versus loup
En 2001, les loups ont tué 1466 bêtes alors que les chiens errants en ont tué 20 000 dans la même zone. Si l’on prend en compte les autres causes de mortalité (foudre, brucellose, dérochements), le loup n’est à l’origine que de 1 % de la mortalité ovine en France.
L’impact réal des attaques de loups sur le bétail
En 2001, il y a eu en France 368 attaques de loups ayant entraîné 1830 victimes, essentiellement des moutons. Depuis novembre 1992, date de l’apparition officielle du loup sur le territoire français, la plus mauvaise année pour les éleveurs et les bergers, aura été 1999 avec 313 attaques et 1927 victimes. Les chiffres sont à la fois officiels et incontestables puisque établis, vérifiés et confirmés par le programme Life-loup, de la Commission de Bruxelles et du ministère de l’Ecologie.
Au cours de la même année, les attaques de chiens "errants", c’est-à-dire abandonnés ou ayant échappé provisoirement à leurs propriétaires, ont provoqué un peu plus de 30 000 victimes. Devant cette hécatombe, l’Assemblée Nationale a donc décidé, le 5 novembre, à l’unanimité des 32 députés présents en séance, de créer une Commission d’enquête parlementaire. Non pas sur la question des chiens errants qui deviennent pour de nombreux éleveurs de plaine ou de montagne une calamité sur tout le territoire français, mais sur le loup (? !).
Indemnisation confortable pour l’éleveur
Le montant moyen des indemnités en 2001 est de 172euros par bête. Donc, pour une bête dévorée par les loups, l’éleveur touche 172 euros contre seulement 107 euros s’il la vend.
Les contes pour enfants et la réalité
Les loups sont des animaux discrets, très craintifs, et donc en général inoffensifs. Aucune attaque sur l’homme n’a jamais été démontrée récemment. Cette peur du loup mangeur d’Homme pour justifier son carnage est tout aussi irrationnel que la peur de l’étranger, du noir ou du ciel qui peut nous tomber sur la tête.
Pour en savoir plus
Comportement des lobbies ovin et chasse à l’égard des défenseurs du loup
Entretien avec Dawn Preston, porte-parole de l’association Hunt Saboteurs
English version see below
Dawn Preston a bien voulu répondre aux questions de l’équipe du site Web d’information VegAnimal.
L’entretien a été réalisé en mai 2006, avec l’aide de Rebecca Palmer - Traduction par Marc Rozenbaum
Profil : végétalienne, 35 ans. Saboteuse de chasses depuis 12 ans, déjà membre avant d’être active sur le terrain. Cadre dans une grande banque. Célibataire sans enfants. Un chien ! Originaire du Nord-Ouest de l’Angleterre, elle habite maintenant à Londres.
Entretien
Dawn Preston
Dawn, comment êtes-vous devenue une opposante à la chasse ?
Quand j’étais adolescente, je ressentais de la compassion pour les animaux qui souffraient. Un jour, ma mère m’a emmenée à une projection du film ‘The Animals’ [1], qui donnait un aperçu excellent, quoique avec des images choc, du mouvement de défense des animaux et des divers combats à mener. J’ai adhéré à la League Against Cruel Sports (LACS), car je trouvais qu’en fait de sport, chasser des animaux est particulièrement barbare.
Pourriez-vous nous en dire davantage sur votre association, sur son histoire, sur la façon dont travaillent vos hunt sabs, etc. ?
La HUNT SABOTEURS ASSOCIATION (HSA) existe depuis 1963. Elle a été créée par des membres d’associations comme la LACS qui se sentaient frustrés de constater que signer des pétitions et écrire des lettres ne changeaient rien au sort des animaux chassés. Ils ont donc décidé de passer à l’action, et ils se sont mis à retourner contre les chasseurs leurs propres méthodes et à intervenir dans la chasse de façon que l’animal se sauve. Le sabotage des chasses, c’est à cent pour cent de l’action directe non violente : nous nous contentons de nous interposer entre les chasseurs et l’animal poursuivi, pour qu’il ait une chance de s’échapper. Nous utilisons les mêmes techniques que les chasseurs : cors de chasse, cris, fouets, pour que les chiens nous obéissent au lieu d’écouter les chasseurs.
On dirait que votre association regorge de jeunes hommes en très bonne condition physique. Quelles sortes de gens participent à vos sabotages (de chasses) ou adhèrent à votre cause ?
Quelle drôle de question ! Actuellement, la HSA est plutôt constituée de militants d’un certain âge qui font ça depuis longtemps déjà ! Et en termes de répartition des sexes, nous avons depuis toujours un bon équilibre hommes/femmes, donc nous comptons aussi une part appréciable de jeunes femmes en bonne condition physique. Cela dit, n’importe qui peut participer : tout ce qu’il faut, c’est vouloir lutter pour faire cesser les tueries. Si vous ne pouvez pas courir (et moi-même, je ne suis pas parmi les meilleures à ce sport !), vous pouvez conduire, ou lire une carte, ou même, plutôt que d’être sur place, vous pouvez tenir un stand de collecte dans votre ville, afin que nous ayons l’argent nécessaire pour financer les déplacements du groupe. Toute aide est bienvenue.
En France, aujourd’hui, les femmes représentent 6% des chasseurs. Connaissez-vous le pourcentage de femmes qui chassent au Royaume-Uni ?
Aucune idée, mais en ce qui concerne les chasseurs, ce sont surtout des hommes. Mais en fin de compte, qu’est-ce que ça change ? Pour le renard, le lièvre, le vison ou le cerf qu’on chasse, peu importe que vous soyez un homme ou une femme : tout ce qu’ils veulent, c’est qu’on les laisse tranquilles !
Les femmes sont-elles nombreuses dans le noyau dur des Hunt Saboteurs ? De manière générale, les femmes s’intéressent-elles aux opérations de sabotage et aux manifestations anti-chasse ?
Comme je le disais tout-à-l’heure, en matière de sabotage de chasses, l’équilibre hommes/femmes est satisfaisant. Ainsi, par exemple, je suis la présidente du Comité (la HSA est dirigée par un comité élu qui comprend 12 personnes), et la trésorière et la responsable du matériel sont aussi des femmes. Actuellement, le Comité se compose de plus d’hommes que de femmes, mais ce n’est pas toujours le cas. Au niveau de mon groupe local, c’est vraiment 50/50.
On rencontre souvent des écologistes opposés à la chasse, mais les associations de défense des animaux s’intéressent rarement, pour ne pas dire jamais, au problème de la chasse. Comment l’expliquez-vous ?
Ce n’est pas vrai ! Au Royaume-Uni, c’est la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA), la plus grande association de protection des animaux du pays, qui a demandé que la chasse soit interdite. L’International Fund for Animal Welfare (IFAW) a aussi milité avec ténacité pour cette interdiction, et il s’agit aussi d’une des grandes associations du Royaume-Uni. Pour que la chasse soit interdite, il a vraiment fallu une pression très forte, de la part des diverses associations de défense et de protection des animaux.
En France, il existe actuellement plus de 8 000 producteurs de gibier, et 80% du "gibier français" est importé. Que pensez-vous de ces chiffres ?
Je n’en sais pas assez pour en parler.
Les chasseurs disent souvent que les non-chasseurs ne savent pas de quoi ils parlent quand ils critiquent la chasse, et que la majorité des opposants à la chasse vivent en ville et sont coupés de la nature. Que répondez-vous à cela ?
C’est un argument facile, mais qui n’est pas vrai du tout. Les sondages d’opinion montrent, encore et toujours, que les partisans d’une interdiction de la chasse sont nombreux (sauf quand on regarde les sondages que les chasseurs font eux-mêmes), et le dossier a été soumis au Parlement maintes et maintes fois : le progrès a été lent mais certain, jusqu’au moment où le gouvernement britannique a lui-même soumis un projet de loi, qui est passé. Le fond des choses, c’est que, quel que soit l’endroit où on vit, la cruauté reste de la cruauté, et la chasse est moralement indéfendable.
Comment se fait-il qu’en Angleterre, les adversaires de la chasse soient généralement des électeurs de gauche ou des membres des classes laborieuses ?
Pas du tout ! Il faut arrêter de croire ce que les partisans de la chasse veulent vous faire avaler ! Les adversaires de la chasse se rencontrent dans tous les milieux sociaux et dans toutes les tendances politiques, de la même manière que les partisans de la chasse. Le problème, c’est de faire la différence entre le bien et le mal, et d’avoir le courage de faire quelque chose. Pour moi, comme pour le renard, peu importe que le chasseur soit un proche de la Reine d’Angleterre ou l’individu lambda, du village du coin : le problème, c’est que ce qu’il fait est mal.
Pourquoi a-t-il fallu 7 ans à Tony Blair pour tenir sa promesse d’abolir la chasse à courre ?
Bien sûr, 7 ans, c’est trop long, car pendant que se livrait la bataille pour cette interdiction, on continuait à tuer des animaux, et ça continue encore à une échelle plus réduite, l’interdiction n’étant pas bien appliquée. À mesure que la société évolue, ce qui était considéré ou non comme un comportement acceptable évolue aussi : et nous en sommes arrivés à un point où un nombre suffisant de personnes aux idées justes se sont levées et ont déclaré qu’il n’était plus acceptable de chasser un animal sauvage au nom du sport.
En France, le parti des Verts n’est pas opposé à la chasse, alors que les Verts britanniques réclament son abolition. Que pensez-vous de l’attitude des Verts français ? [2]
Chasser un animal sauvage pour le sport, ou même pour se nourrir, est inutile à notre époque. Il est possible de faire évoluer l’opinion publique dans ce domaine, grâce à une éducation sur les droits des animaux et sur le caractère injuste de la chasse.
L’interdiction de la chasse à courre dans votre pays n’a-t-elle pas obligé les chasseurs britanniques à venir chasser en France ?
Je ne serais pas du tout surprise de voir des partisans de la chasse, et même des chasseurs, essayer de poursuivre en France leur manie de chasser. Ils peuvent aussi se rabattre sur l’Irlande. Mais comme c’est malheureux, non, que des gens aiment le sang au point d’aller si loin pour poursuivre leur proie ?
En France, pendant la saison de la chasse, les chasseurs peuvent chasser toute la semaine (le mercredi aussi bien que le samedi et le dimanche), ce qui fait qu’une famille ne peut pas aller se promener dans la forêt. En est-il de même en Angleterre ?
Pour la plupart des animaux, la chasse a toujours été permise toute la semaine sauf le dimanche. On devrait laisser tout le monde profiter de la campagne, et on devrait laisser nos animaux sauvages vivre en paix.
En conclusion, comment voyez-vous l’évolution des mouvements pro et anti-chasse en Occident ? Pensez-vous que la chasse en tant que "sport" cessera un jour ?
La chasse ne cessera jamais complètement sur notre planète. Il restera toujours des individus malades et dépravés qui trouveront leur plaisir dans la cruauté et la torture qu’ils infligent aux animaux. Cependant, les attitudes évoluent, et les gens peuvent se rendre compte qu’il n’est plus acceptable de maltraiter les animaux pour se distraire. Naturellement, notre position est que les gens doivent apprendre à voir plus loin et se rendre compte que nous n’avons pas le droit d’utiliser les animaux de quelque façon que ce soit : ils existent pour eux-mêmes. Il a fallu à la HSA plus de 40 ans d’action directe pour obtenir une interdiction de chasser, et il a fallu aussi que deux de nos saboteurs soient tués. Il a fallu aussi qu’un certain nombre de militants soient blessés, arrêtés, jugés et même parfois incarcérés. Faire changer les choses n’est pas facile, mais si nous ne le faisons pas, qui le fera ?
En France, les créateurs de la campagne "Les Animaux ont des Droits", souhaitent organiser des sabotages de chasses. Ils recherchent des militants pour les aider, dans le cadre de la légalité. Pour en savoir plus, contacter par mail : contact@droitsdesanimaux.net
Interview with Dawn Preston, spokesperson for the Hunt Saboteurs Association
Dawn Preston has agreed to answer questions posed by the team of the information website VegAnimal.
The interview took place in May 2006, with the help of Rebecca Palmer - Translation by Marc Rozenbaum.
Biography : Vegan female, 35. Been a hunt saboteur for 12 years, and was a non-active member prior to getting active in the field. Manager for a high-street bank. Not married, no kids. One dog ! From north-west England, now living in London.
Interview
Dawn, what made you become an opponent of hunting ?
As a teenager I felt an empathy for the suffering of animals. My mum took me to a screening of ‘The Animals’ film [3], which gave an excellent but brutally graphic overview of the animal rights movement, and the many issues to be dealt with. I joined the League Against Cruel Sports (LACS) as I found the hunting of animals for sport particularly barbaric.
Please, can you tell us about your organisation, its history, how your hunt sabs work etc.
The HUNT SABOTEURS ASSOCIATION (HSA) has been in existence since 1963, and was borne out of the frustrations that members of groups such as LACS felt that signing petitions and writing letters wasn’t doing anything to save the animals being hunted on the day. As such they decided to get active, and started using the huntsmans’ own tactics against him to interfere with the hunt so that the animal being hunted got away. Hunt sabotage is all about non-violent direct action - we simply want to get between the hunters and the hunted animal so that it has a chance of escape. We use the same tools as the huntsman, hunting horns, voice calls, whips, to control the hounds so that they respond when we tell them what to do, and don’t listen to the huntsman.
Your organisation seems to be full of fit and healthy young men. What kind of people take part in your (hunt) sabs or are generally sympathetic to your cause ?
What a funny question ! The HSA is more truthfully these days full of a dedicated people of a certain age who’ve been doing this for a good number of years ! And gender wise, we’ve always been a well-balanced organisation, so we have our fair share of fit and healthy young(-ish) women too. That said, anyone can get involved - all you need is to want to help stop the killing. If you can’t run (and I’m not the best runner !) you can drive, or map-read, or even not come out sabbing but instead do a fundraising stall in a local town so that we have money to fund the group vehicle. Everyone is welcome.
Today, women represent 6% of French hunters. Do you know the percentage of women hunters in the UK ?
No idea, but it will be heavily balanced towards men when it comes to hunt staff. But ultimately what does it matter ? To the fox, hare, mink or stag that is being chased they just want to be left alone - regardless of is you’re a man or a woman !
Are there many women at the core of the Hunt Saboteurs ? Are women generally interested in getting involved in hunt sabbing/anti-hunt demos ?
As stated previously, there is a good split between men and woman in the hunt sab world. For example I am the Chairperson of the Committee (the HSA is run by an elected committee of 12 people), and the Treasurer and Merchandise Officer are also women. The committee has more men than women at the moment, but that is not always the case. My local group has pretty-much a 50/50 split.
You often find anti-hunting ecologists, but animal welfare organisations are rarely if ever concerned with the hunting issue. How do you explain that ?
Not true ! In the UK the hunt ban was called for the Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA), the biggest animal welfare organisation in the country. The International Fund for Animal Welfare (IFAW) also worked hard for a ban, and this is a big organisation within the UK too. It took such a massive push for a ban, across animal rights and animal welfare organisation, for the hunt ban to be achieved.
There are currently more than 8,000 working game farmers in France, when 80% of " French game " is imported. What do you think about these figures ?
Don’t know enough about it to comment.
Hunters often say that non-hunters are criticising something about which they know nothing, and that the majority of opponents live in the city and are cut off from nature. What’s your response to that ?
It’s an easy argument to make, but totally untrue. Time and time again opinion polls showed the call for a ban was consistent (unless you look at the polls undertaken by the hunters themselves), and time and time again the issue was brought to Parliament - with slow but sure progress until the time that the UK Government itself put the issue to the vote as a Government bill, and it was passed. The truth of the matter is it doesn’t matter where you live - cruelty is still cruelty and hunting is morally indefensible.
Why in England are hunting opponents traditionally socialists or working class individuals ?
They’re not ! Stop believing what the pro-hunters would have you believe ! Anti-hunt people cut across the class and political spectrum, as do hunt supporters. It’s about knowing the difference between right and wrong, and then having the courage to do something about it. It doesn’t matter to me or the fox if the person hunting it is related to the Queen or is John Smith from the local village - what matters is what they are doing is wrong.
Why has Tony Blair taken 7 years to honour his promise to abolish hunting with dogs ?
7 years was of course too long, as whilst the battle for the ban was being fought animals were still being killed, and indeed still are in smaller numbers whilst the enforcement of the ban is failing. As society changes so does what is deemed to be acceptable behaviour - and we have come to a time when enough right-thinking people stood up and said it was no longer acceptable to hunt a wild animal for sport.
In France the Green Party does not oppose hunting while the UK Greens demand its abolition. What do you think about the attitude of the French Greens ? [4]
Hunting a wild animal for sport, or indeed for food, is unnecessary in this day and age. Public opinion on the matter can be changed through education on the rights of animals, and the wrongs of hunting.
Has the ban on hunting with dogs in your country forced English hunters to come hunting in France ?
It wouldn’t surprise me in the least if some hunt supporters and indeed some huntsman do try to move over to France to get their killing kicks. Ireland is another possible haven for them too. But how sad is it that someone has such a bloodlust that they would go so far to pursue their quarry ?
Over the hunting season in France, hunters can hunt throughout the entire week (Wednesdays as well as weekends) thus preventing families from going for walks in the forests. Is it the same case in England ?
Hunting has always been allowed for most animals, with the exception of Sundays. The countryside should be open to all to enjoy, and our wildlife should be allowed to live out their natural lives in peace.
In conclusion, how do you see the pro and anti-hunt movements evolving in the West ? Do you think " hunting for sport " will disappear one day ?
Hunting will never disappear totally from our planet. There will always be some sick and depraved individuals who seek pleasure from the cruelty and torture they inflict on animals. However, attitudes are changing, and people can see that it is no longer acceptable to abuse animals for our entertainment. We of course need people to see further than that, and to realise that we do not have the right to use animals for any purpose - they exist in their own right. It took the HSA over 40 years of direct-action to help bring about a hunt ban, and we had two saboteurs killed along the way. It involved many injuries to our supporters, many arrests, many court cases and indeed also some prison time. Changing things is not easy, but if not us - who ?
[1] “The Animals ", film réalisé par Myriam Alaux et Victor Schonfeld (1981).).
[2] Les Verts sont partisans d’interdire toute chasse à courre, avec chiens, au fusil et au moyen de pièges, et de lutter pour le bien-être de toutes les créatures vivantes et sauvages. Nous souhaitons lutter activement pour faire interdire la pêche à la ligne, grâce à des programmes éducatifs. Pour en savoir davantage sur les positions des Verts britanniques par rapport à la chasse, cliquez : ICI.
[3] “The Animals " film directed by Myriam Alaux andVictor Schonfeld (1981).
[4] The Green Party would ban all hunting with hounds, coursing, shooting and snaring and would strive to promote the wellbeing of all wild creatures. We would work actively to bring about an end to angling through public education programmes. To find out more what The Green party think of hunting , click :
HERE.
Entrevue avec Mike Huskisson, militant et spécialiste de l’action anti-chasse
English version see below
Mike Huskisson, militant et spécialiste de l’action anti-chasse, a accepté de répondre aux questions posées par l’équipe du site VegAnimal.info
L’entretien a été réalisé en avril 2006, avec l’aide de Rebecca Palmer.
Mike Huskisson a 52 ans ; Il est marié et père de trois enfants. Il se consacre à la défense des animaux depuis 35 ans, en faisant surtout campagne contre les sports sanguinaires (chasses), la vivisection et l’élevage industriel. Il a été emprisonné à deux reprises, en 1977 et en 1986, à la suite de ses activités de défense des animaux, mais agit maintenant strictement dans les limites de la loi. Il est spécialisé dans l’infiltration clandestine pour dévoiler la vérité sur la cruauté envers les animaux. Il dirige deux petits groupes (voir : Animal Cruelty Investigation Group).
Entrevue
Mike, Qu’est ce qui vous a fait devenir un opposant à la chasse ?
Dans ma jeunesse, je vivais en pleine campagne. Il y avait eu deux rencontres du club local de chasse au renard dans mon village ou dans les environs. J’avais collecté auparavant des fonds pour le World Wildlife Fund, et les donateurs me disaient souvent que je devrais me pencher sur la cruauté infligée aux animaux en Grande-Bretagne par les sports sanguinaires (chasses). Je suis donc allé observer notre chasse locale au renard, et la cruauté dont j’ai été témoin m’a bouleversé.
Pourriez-vous présenter votre association au public Français ? Son historique, comment fonctionnent vos actions de terrain etc.
Je dirige deux petits groupes. Le premier, l’Animal Cruelty Investigation Group (groupe d’enquête sur la cruauté envers les animaux) amasse les preuves de cruauté, et le deuxième, l’Animal Welfare Information Service (service d’information sur le bien-être des animaux) les diffuse à grande échelle dans les médias, au Parlement ou dans les écoles. Nous encourageons les personnes qui nous appuient à amasser des preuves de cruauté par des moyens légaux.
Vous êtes connu pour avoir infiltré des groupes de chasseurs. Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ?
Qu’il faut avoir peur d’être découvert, parce que c’est ce qui permet de bien faire son travail. Qu’il faut pouvoir filmer en toute circonstance. Ça n’avance à rien de voir la cruauté de ses propres yeux ; il faut pouvoir l’enregistrer pour que d’autres puissent la voir aussi. Qu’il est utile de prendre des cours d’autodéfense, pour pouvoir se protéger soi-même et protéger les collègues et l’équipement.
Conseillerez-vous les militants anti-chasse de faire la même chose ?
Absolument. Nous avons besoin d’amasser légalement des preuves pour pouvoir influencer l’opinion publique et faire éventuellement modifier les lois... Notre but à long terme, c’est de gagner le combat de la protection des animaux, pour que disparaisse cette lutte quotidienne pour les sauver. Nous devons progresser maintenant pour que nos enfants et petits-enfants n’aient pas à mener les mêmes combats que ceux que nous menons aujourd’hui.
Comment avez-vous filmé et pris des photos sans éveiller l’attention ?
En ayant l’air anonyme ou stupide, et aussi en prenant les clichés habituels, ceux qui n’alarment pas nos adversaires. Ces photos ordinaires camouflent celles que je poursuis vraiment. Je suis en plus très habile pour cacher mes caméras ou pour filmer quand personne ne peut me voir.
Quel fut l’impact de ces documents sur le public ?
Les gens étaient en général scandalisés. Bien sûr, nos adversaires n’étaient pas surpris, puisqu’ils comprenaient fort bien toute la cruauté inhérente à leurs activités.
Quelles furent les réactions des chasseurs ?
Ils n’ont pas aimé que la vérité soit dévoilée au public. Certains ont essayé de neutraliser l’impact des images en disant qu’elles étaient truquées et que ça ne s’était pas passé comme ça, mais la plupart d’entre eux savaient que nous avions enregistré la vérité sans la déformer. Ils ont ensuite dit que nous n’avions montré que les mauvais côtés de la chasse, que les principaux aspects du sport étaient positifs, mais que nous ne montrions jamais que les mauvais côtés et ce, à répétition. Au bout du compte, le grand public a pu voir que les aspects négatifs l’emportaient.
Certains défenseurs des animaux ne militent que pour le bien-être des animaux de ferme négligeant les animaux dits " gibier " pour la chasse. Selon eux, cela ne tue pas autant d’animaux que l’industrie de la viande. Qu’en pensez-vous ?
Mon point de vue est le suivant. Je crois que c’est la vivisection qui fait individuellement le plus souffrir les animaux. Je crois que ce sont les fermes d’élevage industriel qui en font souffrir le plus grand nombre. Et je crois que ce sont les sports sanguinaires, en tuant les animaux pour le plaisir, qui leur causent les souffrances les plus inutiles. Par contre, les sports sanguinaires servent de digue pour retenir les progrès législatifs. Tant que cette digue ne sera pas crevée, tant que nous ne pourrons pas empêcher les animaux d’être massacrés simplement pour le plaisir, il sera impossible de faire des progrès sur les autres points qui nous préoccupent. Tant que les sports sanguinaires auront droit de cité, les politiciens frileux pourront se réfugier derrière cet argument : si les animaux peuvent être tués pour le plaisir, pourquoi s’inquiéter de la façon dont on les tue pour se nourrir ou dans l’espoir (vain) de progrès médicaux.
La BBC a déclaré dans un documentaire (The Last Tally Ho ?) diffusé le 12 février 2006 sur BBC1, que le nombre de chasseurs anglais auraient augmenté depuis l’interdiction de la chasse à courre. Qu’en pensez-vous ?
C’est vrai, tout simplement parce que le Parlement britannique n’empêche pas les gens de chasser, mais seulement de chasser des proies vivantes. Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que les gens se costument pour galoper dans les champs à la suite d’une meute qui traque une proie non animale, comme une piste ou une guenille imprégnée d’une odeur alléchante. Maintenant qu’ils peuvent le faire sans cruauté, des tas de gens sont heureux de pouvoir suivre la meute, particulièrement les jeunes. Nous avons toujours su qu’il était possible de pratiquer des plaisirs équestres sans cruauté, dans nos campagnes, et depuis que la Loi sur la chasse est entrée en vigueur, la suite des évènements nous donne raison.
On retrouve souvent des écologistes mobilisés contre la chasse tandis que les associations de protection animale sont très peu actives sinon inexistantes pour se mobiliser sur ce sujet. Comment expliquez-vous cela ?
Les groupes de défense des droits animaux concernés par la cruauté inhérente aux sports sanguinaires ne manquent pas, mais il existe aussi de nombreux groupes qui ne s’intéressent qu’aux droits des animaux de compagnie comme les chiens et les chats. C’est une bonne chose que les groupes se concentrent sur ce qu’ils connaissent le mieux.
En conclusion, comment prévoyez-vous l’évolution des mouvements pro-chasse et anti-chasse en occident ?
Pensez-vous que la chasse sportive disparaîtra un jour ?
Les chasseurs ont perdu la partie au Royaume-Uni parce que nous avons pu prouver la vérité sur leurs agissements, grâce à de nouvelles technologies comme les caméras vidéo. Quand la vérité sur les sports sanguinaires est dévoilée publiquement, ceux-ci cessent vraiment d’être acceptables, particulièrement pour les jeunes. Je pense que le mouvement contre la chasse fera des progrès dans le monde entier, mais qu’il faudra du temps parce que ceux qui la défendent ont beaucoup d’argent, ce qui permet un certain trafic d’influence, notamment auprès des médias. CEPENDANT, tant qu’il y aura des contacts entre les hommes et les animaux, il y aura toujours des individus qui chercheront à maltraiter les animaux pour le plaisir, pour l’argent ou pour la gloire. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est de rendre ce genre de cruauté illégale, et ensuite faire de notre mieux pour faire respecter les lois. Le meurtre et le viol sont depuis longtemps illégaux, pourtant ils continuent à se produire. Ce sera la même chose pour les mauvais traitements envers les animaux, mais tant qu’ils ne seront même pas illégaux, ils demeureront endémiques. Changer les lois est un net progrès.
En France, les créateurs de la campagne "Les Animaux ont des Droits", souhaitent organiser des sabotages de chasses. Ils recherchent des militants pour les aider, dans le cadre de la légalité. Pour en savoir plus, contacter par mail : droitsdesanimaux@hotmail.com
Interview with the activist Mike Huskisson, anti-hunting specialist
The activist Mike Huskisson, anti-hunting specialist, has agreed to answer questions posed by the team of the website VegAnimal.info.
The interview took place in April 2006 with the help of Rebecca Palmer.
Mike Huskisson is 52 years old, married and father of three. He has worked for animal welfare for 35 years campaigning primarily against bloodsports, vivisection and factory farming. He has been imprisoned twice for animal welfare activities, in 1977 and 1986 but he now works entirely within the law. He specialises in working undercover to expose the truth about cruelty to animals. He runs two small groups, see : Animal Cruelty Investigation Group
Interview
Mike, what made you become an opponent of hunting ?
When I was young I lived in the heart of the countryside. Our local foxhunt had two meets in or near our village. I had previously collected money for the World Wildlife Fund but people giving me money often said I should look at the cruelty inflicted on Britain’s animals in bloodsports. So I went to watch our local foxhunt and I was shocked at the cruelty that I saw.
Could you introduce your organisation to us ? How do your anti-hunt demos/sabs work etc ?
I run two small groups. The first, the Animal Cruelty Investigation Group gathers the evidence of cruelty and the second the Animal Welfare Information Service spreads that evidence far and wide, in the media, Parliament and schools. We encourage supporters to gather evidence of cruelty lawfully.
You are known for having infiltrated hunting groups. What lessons have you learnt from that experience ?
You need to fear being caught because that makes you good at your job. You must be able to get the film in any circumstances, it is no good just seeing the cruelty yourself ; you have to be able to record it so that others can see it also. You should take self-defence lessons so that you can protect yourself, your colleagues and your equipment.
Would you advise anti-hunt activists to do the same ?
Yes. We need to gather evidence lawfully so that we can change public opinion and ultimately change the law. Our long term goal must be to win the war for animal welfare so that individuals do not have to fight battles on a day to day basis to save animals. We need to make progress now so that our children and their children do not have to fight the same old battles that we face now.
How have you managed to take photos and videos without attracting attention to yourself ?
Because I look anonymous or stupid and because I also take the stock photographs that our opponents do not fear. These ordinary photographs hide the ones that I really seek. I am also very good at hiding my cameras or filming when no-one can see me.
How was this evidence received by the public ?
They were by and large shocked. Of course our opponents were not shocked because they knew the full measure of cruelty inherent in their activities anyway.
How did the hunters react to it ?
They did not like the truth being shown to the public. Some of their number tried to challenge the images by saying that it never happened that it was all a trick of the camera but the bulk of them knew that we had only recorded the truth and we had not distorted it. They then tried to say that we only showed the bad bits of hunting and the bulk of it was good but over and over again we exposed “bad bits”. In the end the public in great numbers saw that it was mainly bad.
Some animal defenders are only concerned with the wellbeing of farm animals, neglecting so-called " game " animals for hunting as they believe hunting doesn’t kill as many animals as the meat industry. What’s your opinion about that ?
I take the following view. I believe that individual animals suffer the most pain in vivisection. I believe that animals suffer in the greatest number in the factory farms. And I believe that they suffer for the least reason in bloodsports where animals are killed for sheer fun. However Bloodsports are like a dam to legislative progress. Until they are breached and you can stop animals being killed for pure pleasure there will be no hope of making progress in our other areas of concern. Whilst bloodsports continue cowardly Politicians will always be able to hide behind the comment that whilst animals can be killed just for fun why bother over them being killed for food or in the (vain) hope of medical progress.
The BBC stated, in a documentary aired on 12 Feb 2006 [1], that the number of English hunters has increased since the ban on hunting with dogs. What do you think about that ?
That is right because the British Parliament did not stop people hunting but it did stop them hunting live quarry. We have no problem with people dressing up and galloping over fields after hounds that are chasing the humane alternative such as a trail or drag (scented rag). Plenty more people are happy to follow hounds now that they know that no cruelty is involved, particularly youngsters. We always knew that we could have equestrian fun in our countryside without cruelty and events since the Hunting Act came into force are proving us correct.
You often find anti-hunting ecologists, but animal welfare organisations are rarely if ever concerned with the hunting issue. How do you explain that ?
There are plenty of animal welfare groups that are concerned about the cruelty inherent in bloodsports but also there are many animal welfare groups that are only concerned about companion animals such as cats and dogs. It is good that groups specialise in areas that they know best.
In conclusion, how do you see the pro and anti-hunt movements evolving in the West ? Do you think " hunting for sport " will disappear one day ?
The hunters lost in the UK because we could prove the truth about how they behaved. This was thanks to new technology such as the videocamera. When the full facts are exposed to public view bloodsports become very unpalatable, particularly to young people. I think the anti-hunt movement will make progress across the world but it will be slow because the pro-hunt people have a lot of money and that buys a lot of influence, not least in the media. BUT so long as there is an interface between people and animals there will always be some people who seek to abuse animals for fun, profit or fame. All we can hope to do is make such cruelty illegal and then enforce the law to the best of our ability. Murder and rape have been illegal for a long while yet they still occur. So it will be with animal abuse but whilst it is not even illegal it will remain rampant. Changing the law is progress.
Des associations de "défense" animale s’opposent au renforcement de l’ours brun dans les Pyrénées
Bon à savoir : Les ours des Pyrénées tuent, en moyenne annuelle, de 150 à 200 brebis. Chaque année, victimes de la concurrence des agneaux exotiques traités et congelés dont la grande distribution sature ses frigos, 700 000 brebis invendues finissent à l’équarrissage ! (Source : Marianne n°88)
"L’ours, le loup et le lynx ne sont plus acceptés par leurs opposants que dans des parcs clôturés. Est-ce là l’avenir de la nature sauvage dans notre pays : des plantes en conservatoire et les bêtes à problèmes dans des cages ?" Jean-Claude Génot
L’ours en France
Un renforcement de l’ours brun dans les Pyrénées a été programmé par l’Etat français - en accord avec le Parlement européen - afin d’éviter l’extinction de cette espèce. Sans ce programme de renforcement, seulement 2 ours seraient aujourd’hui encore présents dans les Pyrénées.
L’ours brun des Pyrénées appartient à la lignée occidentale de la population européenne d’Ursus arctos, qui est présente depuis l’Espagne jusqu’au sud de la Suède, en passant par la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie.
Il est important de rappeler qu’il s’agit bien d’un programme de renforcement d’une espèce et non d’une réintroduction ex-nihilo (à partir de rien).
Aujourd’hui, l’ours brun ne subsiste plus en France, que dans les Pyrénées.
Historique :
1900. Les Pyrénées abritaient 150 ours.
1957. Les éleveurs sont indemnisés des dégâts d’ours au bétail.
1962. Interdiction de la chasse à l’ours. 1981. L’espèce Ursus arctos est protégée au titre de l’article L. 411-1 du code de l’environnement par arrêté ministériel du 17 avril 1981 (modifié par l’arrêté du 16 décembre 2004). 1994. Claude est tué par un chasseur. 1995. Il n’y a plus que 4 mâles et 2 femelles dans les Pyrénées occidentales. 1996-1997. Deux femelles et 1 mâle de Slovénie sont introduits dans le massif. 1997. L’une de ces femelles, Melba, est tuée par un chasseur. 2004. Cannelle, la dernière femelle des Pyrénées occidentales, est abattue par un chasseur. Fin 2005. Entre 14 et 18 ours sont présents dans toute la chaîne pyrénéenne.
Voici comment l’Etat français présente son programme de renforcement : "L’Etat est responsable de la conservation de l’espèce ours brun sur son territoire. Afin d’assurer le maintien de cette espèce, il a mis en place le programme de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées dont le pilotage est confié au préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet coordonnateur du massif des Pyrénées ".
Sur le site de L’Etat français consacré à l’ours brun : http://www.ours.ecologie.gouv.fr/, on peut télécharger divers documents comme le " Plan de restauration ", etc.
L’ours qui cache la forêt
Voici quelques extraits choisis de l’article "L’ours qui cache la forêt ", écrit par Nicolas Hulot et publié dans Libération, le 12 mai 2006 :
"Il n’existe pas d’espèce qui n’ait sa raison d’être écologique, et dont la disparition n’entraîne à court ou moyen terme un préjudice inestimable.
Dans cet immense combat de l’érosion de la biodiversité, les pays du Sud sont aux premières loges. Comment, dès lors, leur demander dans les commissions internationales de prendre en charge le sort des grands singes, des tigres, des éléphants, etc., tous au bord de l’extinction, dont la préservation est autrement plus complexe que celle de nos ours, si nous, pays du Nord, nous démissionnons de cette problématique ? Quelle légitimité aurons-nous dorénavant pour siéger dans ces instances ? Comment interpréter là-bas notre choix, autrement que comme un signe catastrophique de renoncement ?
L’ours en France est un symbole fort, le dernier rempart du sauvage à l’assaut de nos convoitises matérielles, industrielles, urbaines.
Disons haut et fort que dorénavant, nous ne tolérerons que les animaux de compagnie, d’élevage, de cirque et de zoos. Et que, chez nous, loups, ours, lynx, mais aussi vipères, guêpes (autrement plus dangereuses) et autres perturbateurs de notre quotidien doivent être éliminés et qu’ailleurs baleines, dauphins, rhinocéros ou autres gêneurs des activités humaines doivent également disparaître."
L’ours n’est-il pas un danger pour les brebis ?
Le vrai danger pour les brebis, c’est... le couteau du boucher, et non la mâchoire de l’ours ! Le vrai scandale, c’est que plus de la moitié des troupeaux d’élevage extensif pour la viande, est lâché dans la nature, sans aucun gardiennage ou regroupement. Autrefois, les bergers vivaient en montagne avec leurs troupeaux. Aujourd’hui, ils montent que 2 fois l’an en 4X4, en se contentant de comptabiliser, en fin de saison, le nombre de têtes manquantes.
Le cheptel ovin sur le versant français des Pyrénées compte 573 000 têtes. Dans ces régions, les éleveurs perdent entre 10 000 et 20 000 bêtes chaque année. Les dommages liés aux ours représentent environ 200 bêtes par an (Source : ministère de l’écologie).
L’ours est un omnivore opportuniste : 80% de son alimentation est constitué de végétaux, 20% de cadavres d’animaux. Il est responsable de 1% de pertes de brebis, le reste provient principalement de la perte du bétail.
Le chien de garde Patou, dont le financement est pris en charge par le ministère de l’Ecologie, est une aide précieuse. Arsène, éleveur de brebis ne saurait plus se passer de Solar, son nouveau chien de troupeau. Il raconte une scène truculente : "l’été dernier, en haute montagne, à Siguer-Neych, Solar courait après l’ours qui glissait sur la pente en tentant de lui échapper. Comme, en cas de danger, les brebis tâchent toujours de coller à leur chien, elles le suivaient dans sa chasse. j’ai vu l’ours avec un troupeau de brebis à ses trousses !" (Source : L’ours, le berger et la bergère, Libération 01/06/06).
L’ours n’est-il pas un danger pour les humains ?
C’est risible de voir qu’un animal - responsable de génocides envers sa propre espèce et inventeur de la bombe atomique, entre autres armes de destruction massive - aurait peur... des ours ! Plus sérieusement, en 150 ans, les Pyrénées n’ont connu aucune attaque d’ours contre un humain.
Darha Dolenc, porte-parole du ministère de l’environnement slovène, a déclaré que les habitants de Pyrénées ne devraient pas avoir peur des ours bruns puisque les Slovènes arrivent à vivre avec des centaines d’entre eux dans leur pays. "On les rencontre dans la forêt, ils ne sont pas agressifs et n’attaquent pas les gens, sans raison" (Source : BBC).
Catherine Brunet, éleveuse de brebis, donne le conseil suivant : " Samedi soir en rentrant d’une réunion au village, je savais que l’ourse Boutxy traînait dans les parages. Qu’est-ce que je fais dans ces cas-là ? Et bien, de la voiture jusqu’à la maison, je chante " (Source : L’ours, le berger et la bergère, Libération 01/06/06).
Pourquoi les éleveurs français détestent-ils l’ours ?
Parce qu’il est un bouc émissaire facile : Si l’élevage ovin français est en crise, depuis de nombreuses années, ce n’est certainement pas à cause de l’ours ! Ce type d’élevage ne survit que grâce aux perfusions des États français et européens. Les mêmes accusations sont portées à l’encontre du loup, mais le vrai "prédateur" est la concurrence australienne et néo-zélandaise.
L’ours est surtout une vraie poule aux œufs d’or : L’indemnisation moyenne pour une brebis tuée par un ours est de 280 euros, le prix de vente de la même brebis pour la filière viande tombe à 120 euros. Les éleveurs exercent un ignoble chantage pour que les 10 000 à 20 000 bêtes perdues chaque année soient indemnisées en mettant leur perte sur le dos de l’ours.
Les éleveurs français sont des enfants gâtés qui voudraient empocher encore et toujours plus de subventions pour une activité non rentable et moribonde, et s’ils n’obtiennent pas satisfaction à leur chantage émotionnel/financier (lors de manifs, la mise en scène d’un agneau dans un caddie avec une pancarte "goûter de l’ours"), ils menacent d’exécuter un ours.
Tous les éleveurs ne sont pas des opposants à l’ours des Pyrénées. Il existe une association qui milite pour leur présente, c’est l’Association pour la Cohabitation Pastorale (ACP).
Les 5 nouveaux ours - prévus dans le programme de réintroduction 2006 - ne seraient pas plus en sécurité en Slovénie, au lieu de risquer d’être tués par un éleveur/chasseur français ?
Cette question revient souvent parmi les "amis des animaux".
Premièrement : Selon Darha Dolenc, du ministère de l’environnement slovène, le plan chasse 2006 prévoit de tuer 100 ours... moins 5, donc 95 ours slovènes. Les 5 ours choisis, pour renforcer la population plantigrade pyrénéenne, font partie des rescapés ! [1]
Ensuite, si les "amis des animaux" cèdent au chantage d’une poignée de terroristes, quelle image lâche et hypocrite donnent-ils donc au reste de la population ! Bien sûr, c’est toujours plus facile et consensuel de laisser les ours se faire zigouiller dans leur "propre" pays, la Slovénie, personne n’en parlera aux JT français. Et puis, c’est toujours plus facile de baisser les bras plutôt que de s’atteler à sensibiliser et éduquer la population locale des Pyrénées à vivre en harmonie avec l’ours.
Pourquoi ne pas parquer les ours dans une réserve ?
Autre question récurrente parmi les "amis des animaux".
Encore une vision très "protectrice" des animaux : Parquer les carnassiers dans des réserves, les mater, les domestiquer pour les rendre aussi docile que l’agneau et prédictible que le broutard.
Il existe bien un Parc National des Pyrénées, mais les animaux sauvages n’ont pas de notion de frontières. De plus, un petit pays comme la Slovénie arrive bien à héberger près de 700 ours - sur un territoire moitié plus petit que celui des Pyrénées - et ceux-ci vivent en liberté et non dans une réserve, alors pourquoi pas nous ?
Et puis, doit-on encore et toujours céder aux revendications d’individus ultra minoritaires que sont les éleveurs/chasseurs ?!
Deux associations de "défense" animale s’opposent au renforcement de l’ours dans les Pyrénées
Ces deux associations sont : Fondation BB (26.04.2006 : "lettre ouverte à Nelly Olin au sujet de la réintroduction d’ours en France"), et One voice (Communiqué de novembre 2005 : "Ours : le choix de One voice").
Globalement, ces deux assos expliquent que c’est trop méchant de "parachuter une pauvre ourse, complètement déboussolée, après avoir subi une anesthésie, une capture, un voyage de 17 heures". Horreur ! c’est aussi ce qui arrive - quasi-quotidiennement - à beaucoup d’éléphants, de rhinos, etc, pour renforcer leur population dans l’un ou l’autre parc africain. Et là, on a jamais entendu madame BB moufter.
Tant qu’à continuer dans la sensiblerie à 3 balles, que dire des phoques qui subissent, chaque année, le ballet des hélicoptères aux célébrités zoophiles qui viennent les étreindre sur la banquise. Apocalypse Now : Le réchauffement climatique est également responsable de la mortalité des phoques, le gasoil de l’hélicoptère de Sir McCartney tue des phoques et pollue la banquise !
Avec One voice, on atteint des sommets dans l’hypocrisie : selon cette association, "sa mission est la défense des animaux en tant qu’individus, et non la préservation des espèces comme patrimoine". Vraiment ? Pourtant, One voice demande régulièrement à ses généreux donateurs/sympathisants de l’argent pour "préserver" l’espèce bonobo, comme "patrimoine" du Congo, et l’orang-outan, comme "patrimoine" de l’Indonésie. Un bonobo rapporterait-il plus d’argent et d’attention - à cette association - parce qu’il vit loin de France et qu’il dérange aucun français, pas même un éleveur d’ovidés ?
Ensuite, on s’interroge sur la pertinence de l’expression "défendre les animaux, en tant qu’individus"... des individus photogéniques quand ils sont bébés et attendriront plus facilement le donateur. Voici le sport favori des 2 fondatrices de ces assos : embrasser à pleine bouche - devant la camera - un bébé gorille ou un bébé phoque. [2] Les autres ne valent-ils donc pas la peine d’être "défendus" ? Pas pour One voice, dont la fondatrice déclare, sans sourciller, qu’il n’y a rien de scandaleux à chasser des kangourous quand ils sont en surpopulation (sic !). [3]
De telles déclarations font, non seulement, froid dans le dos, mais sont révélatrices du niveau de la "protection animale" en France. Pas surprenant que les chasseurs fassent la loi, dans notre pays !
Après les associations de "défense" animale, c’est au tour des anti-chasse
après BB et One Voice , voilà qu’une association qui se prétend être " anti-chasse " utilise le même vocabulaire que les chasseurs pour dénigrer les supporters de l’ours des Pyrénées. Selon le RAC (bulletin n°10 septembre 2006) : "pendant la manif de soutien de l’ours du 3 juin dernier, beaucoup couraient soutenir la ministre Nelly Olin dans son projet de protéger les ourses qu’elle a déportées dans les Pyrénées". (sic !)
Les supporters de l’ours seraient ainsi des fanatiques UMPistes et les ourses, des créatures assimilées à des victimes de la déportation ! ? De tels propos déplacés ne sont que du pain bénit aux chasseurs anti-ours.
En conclusion
La biodiversité ne cesse de diminuer sur Terre. Selon l’Union Mondiale pour la Nature (UICN), 40.000 espèces animales et végétales sont menacées de disparition. Les français sont champions du monde pour donner des leçons de biodiversité à leurs voisins africains et ne sont même pas capable de commencer par appliquer à eux-mêmes leur belle parole.
[2] Sur la page d’accueil du site One voice, on y voit une photo de sa fondatrice embrassant un pauv’ti bébé gorille tout mignon.
[3] Émission "ça suffit" du dimanche 30 mars 2003, sur France 3 Paris Ile de France, animée par Karine Le Marchand. Invités : Muriel Arnal (One voice) et Allain Bougrain Dubourg (LPO).
Le lion Christian et George Adamson
La célèbre vidéo qui apparaît sur Youtube
Textes traduits par Tania Ricci
Le Lion Christian
« Des millions de gens ont été touchés par l’affection incroyable qui liait le lion Christian à ses amis humains, John et Ace.
Christian peut être considéré comme le nouvel emblème de ces merveilleux animaux, tout comme l’a été la lionne Elsa, qui avait pu retourner à l’état sauvage il y a bien longtemps grâce à George et Joy Adamson. Elle avait éveillé alors un respect et une fascination pour les lions. Aujourd’hui leur nombre a cruellement diminué dans toute l’Afrique. »
Virginia McKenna
Fondatrice et administratrice de la Fondation Born Free
L’histoire de Christian
En 1969, un jeune Australien, John Rendall, et son ami Ace Bourke, achetèrent un petit lionceau dans le rayon « animaux de compagnie » du magasin Harrods’, ce qui était légal à l’époque. Le lion baptisé ’Christian’ emménagea alors dans le sous-sol d’un magasin de meubles de la rue Kings Road, à Chelsea, le coeur de la période branchée qu’étaient les années soixante. Adulé de tous, le lionceau mangeait au restaurant du coin, jouait dans le cimetière voisin et grandissait très vite...
C’est une rencontre fortuite avec Bill Travers et Virginia McKenna qui a marqué le début d’une nouvelle vie pour Christian. Il déménagea dans leur maison du Surrey où il vécut dans un enclos et dormit dans une caravane. En 1971 il fut ramené au Kenya, son pays d’origine, et réintroduit à la vie sauvage par George Adamson, l’homme aux lions. Environ un an plus tard, John et Ace retournèrent à Kora, au Kenya. Un petit film montre leurs retrouvailles avec Christian à ce moment-là.
« Ce furent des retrouvailles très intenses : « Il a couru vers nous, s’est jeté sur nous, nous a renversés et enlacés, avec ses pattes sur nos épaules. »
John Rendall
Christian a quitté la réserve de Kora en 1973. George Adamson était convaincu qu’il avait établi son territoire le long du fleuve Tana, mais lorsque les éleveurs Wakamba amenèrent leur bétail sur son terrain de chasse, il s’éloigna. George explique dans son autobiographie : « Je comptais les jours pendant lesquels nous n’avions pas vu Christian, mais lorsque j’arrivai à 97 jours, j’arrêtai de les compter dans mon journal. » Un lion vit entre 12 et 15 ans, Adamson supposait donc que Christian avait terminé sa vie dans la Réserve Nationale de Meru quelques kilomètres au nord du fleuve.
6 minutes extraites du film Christian the Lion, avec Virginia McKenna (voix de commentaire) et une brève apparition de George Adamson surnommé « l’homme aux lions ».
George Adamson
Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur un site magnifique : http://www.fatheroflions.org/. Il était consacré à George Adamson et aux souvenirs merveilleux et déchirants de sa vie. Le site regorge de photos et d’informations sur cet homme remarquable.
Le Père des Lions (The father of Lions), George Adamson, était l’un des plus fervents défenseurs de la nature de tous les temps. Il était un homme hors du temps - un héros dont la dévotion aux lions d’Afrique est restée inégalée. Il a consacré toute sa vie à la préservation et au bien-être de cette espèce menacée. Il s’est battu contre les braconniers, les bandits, la bureaucratie et aussi contre sa vieillesse fragile, afin de préserver leur habitat - la faune et la flore des espaces naturels sauvages du Kenya.
George Alexander Graham Adamson est né le 3 février 1906 à Etawah, dans l’Inde Britannique. Sa mère Katherine était anglaise et son père Harry était irlandais. Après avoir terminé leurs études en Grande-Bretagne, George et son frère Terrance se rendirent au Kenya afin de travailler dans une plantation de café. Toutefois, ce style de vie ne cadrait pas avec la nature aventureuse de George. Après avoir tenté différents métiers, de commerçant en chèvres à chercheur d’or, il finit par accepter un poste de garde-chasse des Grands Fauves en 1938. En 1942 il épousa l’artiste autrichienne Joy Bally. Le couple d’amoureux de la nature vécut heureux dans ce magnifique environnement.
Il faut attendre 1956 pour qu’un coup du destin change pour toujours la vie des époux Adamson. Au début de l’année, George apprit qu’un lion mangeur d’hommes semait la terreur dans quelques villages. George et son équipe se mirent à la poursuite de ce lion et le tuèrent. C’est alors qu’une lionne bondit de nulle part et les attaqua par surprise, ne leur laissant pas d’autre choix que de la tuer. Ce ne fut que bien plus tard que George comprit la raison de cette agression : ses trois petits nouveaux-nés.
George savait que les bébés lionnes ne pourraient pas survivre seuls dans la savane et il ramena les trois petites lionnes chez lui. Après avoir essayé plusieurs recettes, lui et Joy réussirent à mettre au point un lait nourrissant que les bébés acceptèrent de boire. Le temps passant, les petites grandirent et se transformèrent en jeunes lionnes toujours prêtes à jouer. Elles apportèrent énormément de bonheur à George et Joy, qui n’eurent jamais d’enfant. Joy fit trois fausses-couches au cours de leur mariage.
Lorsque les petites lionnes grandirent, il devint évident qu’elles ne pourraient plus rester chez eux en tant qu’animaux de compagnie et les deux aînées furent envoyées au zoo de Rotterdam, aux Pays-Bas. Ils gardèrent la plus petite, appelée Elsa, poussés par l’obstination de Joy qui, faisant fi de toute sagesse et recommandations conventionnelles, s’appliqua à la tâche de faire de cette lionne sauvage un animal presque domestique. Personne ne l’avait jamais fait auparavant. George accepta la décision de Joy et, ensemble, ils apprirent à Elsa à chasser et à se débrouiller seule dans la brousse Africaine.
Après de longs mois de travail et de dévouement intense, Elsa chassa pour la première fois. Après quelque temps, elle apprit également à interagir avec d’autres lions et finit par être complètement indépendante dans la savane, réussissant le défi de ’vivre libre’ après être ’née libre’. Cette histoire remarquable fut portée sur grand écran et eut beaucoup de succès. George et Joy devinrent de véritables vedettes. Mais dans sa grande humilité, George s’écarta de toute cette attention et commença son long et quelque peu solitaire périple vers la conservation de la population des lions sauvages de la région. Bill Travers et Virginia McKenna, qui jouaient les rôles de George et Joy dans le film ’Born Free’
qui gagna un Oscar, devinrent des passionnés des animaux et entamèrent une profonde amitié avec George.
George continua son travail auprès des lions dans le Parc National de Meru, dans la Province Frontalière Nord du Kenya. Malheureusement, Elsa mourut à cinq ans des suites d’une maladie probablement contractée après une piqûre de tique. Elle ferma les yeux pour la dernière fois dans les bras de George, pour qui ce ne fut que le premier d’une longue série de moments déchirants qu’il aurait à connaître tout au long de sa vie. À peine cinq ans après la sortie du film, George dut quitter sa position de garde-chasse en chef après que le fils d’un autre gardien fut lacéré par ’Boy’, l’un de ses lions.
George dut s’éloigner du parc et ne pouvait emmener ses lions que dans les plaines torrides d’un endroit jusqu’alors inconnu, appelé Kora. Peu après, en 1970, George et Joy se séparèrent, tout en continuant à passer les Noëls ensemble, George éprouvant toujours beaucoup d’amour et d’affection pour sa femme.
En 1980, Joy Adamson fut assassinée. Son brutal meurtrier était l’un de ses domestiques, qu’elle avait renvoyé alors qu’elle l’avait surpris en train de voler. Au cours de la même année, Terrance fut écorché par un lion et le gouvernement kenyan coupa court au programme de réintroduction à la vie sauvage de lions orphelins apprivoisés que George avait créé.
En 1981, le gouvernement reconsidéra l’affaire et permit à George et à son assistant Tony Fitzjohn de commencer un programme de dressage de léopards. Ils ne purent cependant pas le développer beaucoup, en raison des nombreux braconniers et bandits qui décimaient la faune du Kenya : ils tuaient les éléphants pour leurs défenses, les rhinocéros pour leurs cornes et les léopards pour leurs peaux, terrorisant de la sorte aussi bien les défenseurs de la nature que les pauvres animaux. George continua à se battre et à parler en défense des animaux, affrontant ainsi les menaces constantes des braconniers et des bandits somaliens mais aussi des éleveurs de bétail qui, en détruisant l’habitat naturel des lions, constituaient la raison première de la migration des groupes et de la mort des lions par famine.
Le 20 août 1989, quelques touristes européens programmèrent une visite à Kora. Alors qu’ils se dirigeaient vers le camp de George, ils furent attaqués, sauvagement blessés et dépouillés par des bandits somaliens. George vint à leur secours dans sa land rover. On tira sur lui deux fois - dans la cuisse et dans le dos - et il mourut sur le coup. Deux autres employés furent tués. Les malfaiteurs emportèrent la montre de George avant de s’enfuir. Au cours des jours qui suivirent le meurtre de George, des centaines de policiers furent envoyés sur la scène du meurtre et quelques arrestations s’ensuivirent.
Aujourd’hui, Kora est protégé par des gardes-chasse comme un parc national. George a été enterré avec ses lions préférés dans l’enceinte déserte de ses huttes de chaume. Les autochtones et les anciens domestiques des villages voisins se souviennent de lui avec affection. On peut souvent apercevoir des empreintes de pattes de lion près de l’endroit où George repose.
George Adamson était un homme comme le monde en a rarement vus. Il comprenait les lions mieux que quiconque et a passé sa vie à côtoyer ces grands chats majestueux. Il les aimait plus que la vie elle-même et dut finalement payer de sa vie leur liberté et leur retour à l’état sauvage. Son travail a éveillé l’intérêt et la prise de conscience du public et cela a permis de réintroduire de multiples façons la plupart des grands fauves africains qui étaient en voie de disparition.
Quelque temps avant sa mort, George écrivit :
« Qui prendra soin des animaux maintenant qu’ils ne peuvent prendre soin d’eux-mêmes ? Y a-t-il des jeunes hommes ou femmes désireux d’assumer cette charge ? Qui élèvera leurs voix pour plaider leur cause, quand la mienne sera emportée par le vent ? »
Cet EXCELLENT article a été écrit dans un blog en février 2008 par quelqu’un dont le nom d’utilisateur est SNOWFOREST. Nous aurions aimé connaître son prénom afin de le citer. Il s’agit peut-être d’un écrivain ou de quelqu’un de très doué dans l’écriture. La qualité de cet article est telle qu’il méritait d’être partagé. Merci, SNOWFOREST.
26 plombs dans la tête d’un chat, merci les chasseurs !
L’histoire édifiante du chat Félix, âgé de 1 an
Le 18 octobre 2009, ma grand-mère découvre Félix en train de saigner abondamment du nez. Nous n’avons rien vu, mais entendu un coup de fusil, 5 minutes avant que l’on retrouve notre chat blotti dans le garage. Nous l’avons montré au vétérinaire et, au premier abord, il a cru à un traumatisme causé par une voiture. Une radiographie a révélé 26 plombs dans sa tête ! L’endroit où je vis est interdit à la chasse puisque c’est un lieu d’habitations. Je trouve cela scandaleux, tiré sur un chat sans défense ! Je ne pense pas que la chasse soit autorisée sur un animal, alors pourquoi le font-ils ?
La narine de mon chat est écrasée. Il a dû rester 4 jours chez le vétérinaire. Malgré un dépôt de plainte, nous ne connaissons toujours pas les responsables de cet acte de barbarie. J’aimerais trouver une solution pour que les chasseurs comprennent que cet endroit n’est pas réservé à la chasse. Je pense qu’ils n’ont pas de coeur ni même de raison. Ce sont juste des gens qui n’ont rien compris. Félix aura des séquelles toute sa vie. Je pense que l’auteur de cet acte ignoble devrait réfléchir.
VegAnimal.info - Chasse, Vie et faune Sauvage: Tuer n'est pas jouer!